Une marche pour exiger la fermeture des abattoirs

Le 14 juin 2013 par Marine Jobert
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Un milliard d’animaux sont tués chaque semaine dans le monde.
Un milliard d’animaux sont tués chaque semaine dans le monde.
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Abolir la peine de mort… pour les animaux. C’est l’objet de la seconde édition de la marche pour la fermeture des abattoirs, organisée samedi 15 juin à Paris et à Toulouse, mais aussi à Toronto, Londres, Istanbul, Sao Paulo et Rio de Janeiro. Relayée en France par l’association de protection animale L.214, cette manifestation est soutenue par quantité de structures qui défendent la cause animale. Quelques chiffres frappent l’imagination… Rien qu’en France, chaque année, sont tués 917 millions d’oiseaux, 25 millions de cochons, 8 millions de moutons, 5 millions de vaches et de veaux, 1 million de chèvres et 17.000 chevaux. Au plan mondial, 1 milliard d’animaux trépassent chaque semaine pour satisfaire une demande en viande sans cesse croissante. Des chiffres déjà colossaux, qui ne prennent pas en compte les 1.000 milliards de poissons pêchés et les 80 milliards de poissons d'élevage consommés par an, selon L.214.

 

«On peut vivre sans tuer», scanderont les marcheurs, qui estiment que la mort de ces animaux est à la fois contraire à l’éthique et à la morale, mais qu’elle va aussi à l’encontre de l’intérêt de l’humain. «Les produits d'origine animale ne sont en rien nécessaires pour que l'on soit en bonne santé», affirme L.214, qui se fonde sur les rapports de l’association américaine de diététique. En 2009, celle-ci estimait que «les régimes végétariens (y compris le végétalisme) menés de façon appropriée sont bons pour la santé, adéquats sur le plan nutritionnel et bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies».

 

«Les conditions d'élevage, de transport, d'abattage et de pêche sont généralement ignobles», juge aussi L.214, qui estime qu’en tant qu’êtres vivants et sensibles, les animaux ne peuvent être traités de la sorte[1]. «Elevage intensif dans la grande majorité des cas, avec son lot de mutilations, privation de liberté, promiscuité, morts. Transports sur de longues distances quelles que soient les conditions climatiques. Mises à mort à la chaîne, avec ou sans étourdissement, toujours dans la terreur. Longue agonie des poissons, piégés dans des filets, transpercés par un hameçon, suffocant sur le pont d'un navire ou écorchés à vif.» L’association a récemment enquêté sur les élevages de lapins [JDLE], dans lesquels règnent promiscuité, antibiotiques et morts à la chaîne.

 

 

 


[1] Voir cette vidéo d’un jeune Brésilien qui réalise qu’il faut tuer les animaux pour pouvoir les manger.

 



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