Une journée contre les monocultures

Le 20 septembre 2011 par Célia Fontaine
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Le 21 septembre, les Amis de la terre international (AT) célèbrent avec d’autres associations la «Journée internationale contre les plantations monocultures». Objectif: mettre en avant les impacts négatifs sur l’environnement et les communautés locales de ces pratiques agricoles à grande échelle.
 
La conversion rapide des forêts tropicales en plantations pour la production de bois affecte directement la biodiversité et n’est pas une solution au changement climatique, rappelle l’ONG qui cite une étude publiée dans la revue Nature le 14 septembre dernier.
 
Or, en Asie et en Afrique, les plantations de palmiers à huile destinés entre autres à la production d’agrocarburants ne cessent de gagner du terrain. En Amérique latine, les champs d’eucalyptus se multiplient, pour l’exportation. La superficie des forêts plantées est donc en pleine croissance. Elles représentent aujourd’hui 5% des forêts et vont continuer à s’étendre. A l’origine de l’expansion de ces monocultures se trouve le «consumérisme à outrance», selon les AT.
 
«A la place des plantations, nos groupes locaux proposent une gestion communautaire et des pratiques agro-écologiques et forestières qui permettent aux communautés de reprendre le contrôle de leur territoire», indique Isaac Rojas, coordinateur du programme Forêts et biodiversité des AT.
 
En effet, les plantations sont en train de devenir la nouvelle forme «d'accaparement des terres» par les entreprises transnationales qui n’hésitent pas à menacer les communautés locales qui refusent de se joindre à leurs projets, précise Kirtana Chandrasekaran, co-coordinatrice du projet Droits fonciers.
 
Pour remédier à la situation, il faudrait que les Nations unies cessent de faire l’amalgame entre forêts et plantations humaines. En effet, «la définition de la forêt donnée par l’organisme international inclut les plantations. Mais ces dernières ne sont pas des forêts car elles n’ont pas leur biodiversité et n’offrent rien aux populations indigènes», rappelle Sebastian Valdomir, coordinateur du programme Justice économique.
 
Un motif de satisfaction. Chaque année, 13 millions d’hectares sont encore déforestés, mais ce chiffre est en diminution de 19% depuis le début du siècle. Certes, le reboisement progresse. Mais la plupart du temps, c’est pour constituer des monocultures au détriment de forêts anciennes, dont la biodiversité est l’une des plus grandes richesses.
 


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