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Une étude analyse le danger des nanoparticules

Le 06 avril 2006 par Claire Avignon
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Une étude suisse devrait ouvrir un nouveau champ de recherches sur le comportement des nanoparticules dans le corps humain et sur leur impact sur la santé.

Dans un article scientifique paru dans la revue Environmental science and technology, des chercheurs de l'université de Berne montrent que différents types de nanoparticules -c'est-à-dire d'un diamètre inférieur à 100 nanomètres (nm)- peuvent pénétrer dans les globules rouges humains. Des photos visibles sur le site internet de la revue scientifique montrent des nanoparticules, colorées en vert, infiltrer un globule rouge (1). L'équipe suisse en conclut que les nanoparticules ne se comportent pas comme les particules fines, qui ont un diamètre entre 0,2 et 2,5 micromètres (µm), soit entre 200 nm et 2.500 nm.

Selon un article vulgarisateur d'Environmental science and technology, des études précédentes avaient déjà conclu que les nanoparticules peuvent s'introduire dans les cellules sanguines. Toutefois les résultats de la nouvelle recherche portent sur davantage de substances (polystyrène, or, dioxyde de titane) et sur l'ensemble des charges (positives, neutres et négatives). «Nous avons trouvé que la charge de la surface et le type de particules n'influencent pas la pénétration», expliquent les chercheurs.

Cette expérimentation a seulement porté sur les globules rouges, des cellules qui ne possèdent pas de noyau. Les résultats ne peuvent donc pas être transposables aux organismes vivants, estime Paul Borm, un chercheur néerlandais qui ajoute: «La question est de savoir à quel point cette situation est artificielle. Si l'on prend le sang dans son ensemble, il comprend de nombreux phagocytes capables de reconnaître les particules et de les manger.»



Il n'empêche que les nanoparticules pourraient bien échapper aux défenses immunitaires en traversant les membranes de certaines cellules avant d'être reconnues par les phagocytes. Une hypothèse que va vérifier l'équipe bernoise dans ses prochaines expériences. D'autres laboratoires devraient par ailleurs analyser l'impact des nanoparticules sur les fonctions des cellules pénétrées.



(1) Voir la rubrique «Pour aller plus loin»




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