Une étrange maladie sévit au Vietnam

Le 01 mai 2012 par Geneviève De Lacour
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Les malades se concentrent dans le district de Ba To
Les malades se concentrent dans le district de Ba To

Fièvre, perte d’appétit, éruption cutanée sur les mains et les pieds sous forme d’ulcères, et jusqu’à des troubles hépatiques et des lésions dans de nombreux d'organes entraînant une défaillance généralisée: l’étrange maladie qui sévit depuis quelques mois au Vietnam inquiète les autorités du pays.

Le Vietnam vient ainsi de solliciter l'aide internationale dans l'identification de cette maladie de peau mystérieuse qui, depuis le début du mois d’avril 2011, a entraîné 19 décès et atteint plus de 200 personnes, majoritairement des jeunes. Les cas semblent se concentrer dans le district de Ba To, dans la province de Quang Ngai.

Selon la BBC, «cette maladie mystérieuse a d'abord été recensée entre avril et décembre 2011, puis semblait avoir disparu avant de refaire surface il y a un mois»

Les autorités soupçonnent aujourd’hui, sans certitude, des insecticides chimiques qui auraient entrainé la pollution des sources d’eau et l’empoisonnement des riverains.

«Nous sommes préoccupés par cette maladie», a déclaré Wu Guogao, responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Hanoï, qui ajoute qu'il n'a pas eu accès aux rapports officiels sur cette affaire. «Il est difficile de dire quelle est la cause exacte de la maladie à ce stade,» a-t-il dit, avant de préciser qu'il n'avait pas encore reçu de demande officielle du Vietnam pour enquêter.

Des médecins locaux ont dit qu'ils attendaient les résultats d'une enquête du ministère de la santé. «A ma connaissance, le ministère envisage d’inviter des experts étrangers à venir nous aider à en savoir plus sur la maladie», a expliqué Dang Thi Phuong, directrice du centre sanitaire de Ba To, estimant que la plupart des victimes avaient moins de 10 ans. Selon les autorités sanitaires citées dans les médias, environ 10% des malades ont également subi de graves troubles hépatiques, mais l'infection ne semble pas être très contagieuse.

Le ministre de la santé vietnamien confirme qu’à condition d’être détectée de manière précoce, cette nouvelle maladie répond bien au traitement. Les équipes du ministère ont enquêté dans la région concernée de Quang Ngai début avril, mais n’ont pu découvrir les causes de l’infection. Quatre groupes d’étude ont travaillé respectivement sur l'environnement, la maladie de peau elle-même, les co-morbidités congestives et l’analyse biologique, à partir de prélèvements de sang et d’échantillons de cheveux recueillis sur plus de 3.000 habitants. Sans résultat. Le ministère a donc appelé l’OMS à l’aide ainsi que les centres américains de contrôle et de prévention de la maladie, les «Centers for Disease Control and Prevention».

Les experts médicaux ont relevé des échantillons d'eau, de sol, mené une recherche de substances toxiques dans la région et auraient fait la découverte d'une substance chimique anormale, actuellement en cours d’analyse. Sans certitude, les experts soupçonnent un empoisonnement par des herbicides chimiques, car cette nouvelle vague intervient peu de temps après la pulvérisation dans les champs de manioc. Ces herbicides auraient pollué les sources d'eau. Mais cette information reste à prendre au conditionnel.

 

 



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