Une empreinte eau aussi claire que possible

Le 25 juin 2015 par Stéphanie Senet
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Les entreprises sont invitées à mesurer leur empreinte eau pour mieux réduire leur consommation
Les entreprises sont invitées à mesurer leur empreinte eau pour mieux réduire leur consommation
John 'K'

L’association Entreprises pour l’environnement (EpE), regroupant 40 grandes entreprises françaises, a présenté le 24 juin un guide facilitant la mesure et la réduction de l’empreinte eau.

 

D’ici 2030, la demande en eau pourrait être supérieure de 40% aux ressources actuellement disponibles, selon le Ceres. Pour limiter la pression, il faut d’abord évaluer précisément cette demande. Or aucune loi n’oblige aujourd’hui les principaux usagers (agriculture et industrie) à déclarer leur consommation. «68% des 500 plus grandes entreprises publient toutefois leur empreinte eau dans le cadre du CDP», relève Annabelle Princo-Jan, responsable du pôle Environnement d’EpE.

En matière de cartographie, trois outils existent au niveau mondial pour permettre aux entreprises d’évaluer les risques géographiques: le Global Water Tool du World Business Council for sustainable development (WBCSD) se basant sur la pénurie d’eau par habitant, le projet Aqueduct du World Resource Institute (WRI) et le Water Risk Filter (WRF) du WWF. Aqueduct a par exemple permis au groupe Engie (anciennement GDF Suez) d’évaluer en 2013-2014 le risque pesant sur l’ensemble de ses sites industriels.

 

Eau bleue, verte et grise

Dans leur rapport d’activité, les entreprises choisissent en général d’indiquer le volume prélevé. Ce qui ne reflète que partiellement la réalité. Le guide d’EpE préconise au contraire d’ajouter à cette «eau bleue» (prélevée dans les cours d’eau de surface ou les eaux souterraines), la mesure de «l’eau verte» (eau de pluie stockée dans les sols et utilisée ou évaporée par les plantes), et de «l’eau grise» (eau nécessaire pour diluer la quantité de polluants présents dans les rejets pour respecter les seuils réglementaires). Il s’agit du modèle élaboré par le Water Footprint Network (WFN).

 

Des indicateurs multiples

Pour être exhaustif, il faut encore y ajouter la mesure des rejets. «S’il existe des modèles d’indicateurs permettant de calculer facilement l’empreinte eau (comme les indicateurs GRI[1], un nombre croissant d’entreprises préfèrent mettre au point leurs propres indicateurs», ajoute Annabelle Princo-Jan. Ce qui ne simplifiera pas leur compréhension… EpE recommande toutefois qu’ils soient «élaborés avec des scientifiques, reproductibles dans le temps et l’espace et vérifiés par des tiers de confiance».

Une nouvelle norme ISO 14.046
Après 4 ans de travaux, une nouvelle norme internationale ISO 14.046, sur l’empreinte eau, a été publiée l’été 2014. Ciblant les produits, processus et organisations, elle est basée sur l’analyse du cycle de vie.

 

Quel plan d’action?

Enfin et surtout, le calcul de cette empreinte eau doit aboutir à la mise en place d’un plan d’action. «En général, les entreprises envisagent alors de réduire leur besoin en eau, de réduire les fuites, d’améliorer les process industriels et le traitement des rejets, et de fonctionner de plus en plus en circuit fermé», conclut la représentante d’EpE.

 



[1] Les indicateurs GRI permettent de calculer le volume d’eau total prélevé par source, les sources d’approvisionnement en eau significativement touchées par les prélèvements et le pourcentage et volume total d’eau recyclée et réutilisée

 



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