Une deuxième vie pour les saumons de la Baltique

Le 16 août 2011 par Célia Fontaine
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Rétablir le stock de saumons de la Baltique et assurer son exploitation durable. C’est l’objectif que se fixe la Commission européenne dans une proposition de règlement présentée le 12 août dernier.
 
Les populations de saumon sauvage de la mer Baltique se sont effondrées ces dernières années, «le poisson pêché en mer ne réussit plus à gagner les cours d'eau dans lequel il se reproduit», indiquait en mars 2011 l’eurodéputé vert Satu Hassi dans une question écrite au Parlement européen. Selon l'institut de recherche de la chasse et de la pêche finlandais, les prises de saumons réalisées par les pêcheurs professionnels finlandais en mer Baltique ont atteint, l'année dernière, 0,2 million de kilogrammes, soit à peine un dixième des meilleures années enregistrées au début de la décennie 1990.
 
Consciente de cette situation, la Commission européenne explique que «les stocks abrités par certains des quelque 30 cours d’eau du bassin de la Baltique colonisés par le saumon sauvage se situent en dehors des limites biologiques de sécurité et présentent un risque d'appauvrissement génétique». Elle propose donc un nouveau plan pour la gestion durable de ce salmonidé, qui prendrait la suite du plan non contraignant mis en place en 1997 par la Commission internationale des pêches de la mer Baltique (CIPMB).
 
Le règlement, contraignant cette fois, vise l’exploitation durable du saumon de la Baltique, conformément au principe du rendement maximal durable (RMD). Il s’agit par exemple d’atteindre «75% de la production potentielle de saumoneaux dans chacun des cours d'eau abritant des saumons sauvages dans les 10 ans suivant l'entrée en vigueur du règlement». Le nouveau plan comprend également un TAC (total admissible des captures) couvrant toutes les pêches maritimes, y compris les captures effectuées par des navires non enregistrés comme navires de pêche et utilisés pour des activités de pêche récréative.
 
En outre, les Etats membres devront obligatoirement définir et mettre en place des mesures techniques de conservation, telles que des «zones et des périodes de fermeture de la pêche, en vue de protéger les reproducteurs migrateurs dans leurs eaux littorales, dans un délai de 24 mois suivant l'entrée en vigueur du plan». Afin de préserver la diversité génétique des stocks sauvages, les pays européens devront progressivement arrêter certaines pratiques, comme celle qui consiste à relâcher des saumons dans des cours d'eau comportant des obstacles artificiels et n’offrant pas de possibilité de réinstallation de populations autonomes de saumons sauvages.
 
Enfin, le Fonds européen pour la pêche fournira une assistance financière pour le repeuplement direct de cours d'eau.


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