Une clinique de Béziers récompensée

Le 02 décembre 2005 par Christine Sevillano
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La clinique Champeau de Béziers vient de recevoir le Prix spécial du jury en «Management environnemental pour le développement durable» au salon Pollutec. Ce prix récompense la mise en place de sa politique environnement, qui prend en compte le bâti ou les déchets, mais aussi la prévention en matière de santé.

La clinique Champeau de Béziers vient de recevoir le Prix spécial du jury en «Management environnemental pour le développement durable» au salon Pollutec. Ce prix récompense la mise en place de sa politique environnement, qui prend en compte le bâti ou les déchets, mais aussi la prévention en matière de santé.

«On ne peut pas soigner les gens et jeter du mercure, cancérigène, dans les poubelles», affirme Olivier Toma, directeur de la clinique Champeau de Béziers (Hérault) qui a reçu le 29 novembre le prix spécial du jury, dans la catégorie «Management environnemental pour le développement durable» du ministère chargé de l'environnement sur le salon Pollutec. Après la première démarche qualité dans un établissement de santé, mise en oeuvre dès 1992, la clinique a décidé de s'engager dans un système de management environnemental en 1996. Profitant de l'offre de diagnostic d'EDF et de la Chambre de commerce du département, elle fait un premier état des lieux environnemental qui se conclut par une bonne surprise pour la direction: l'idée de management environnemental est bien ancrée chez le personnel de la clinique. «Je n'ai pas besoin de convaincre des médecins ou des infirmières sur les dangers des substances chimiques ou de la cigarette. Ils voient les interactions entre santé et environnement», explique Olivier Toma.



Premier axe de travail: la politique achat. La direction décide de créer un poste d'économe, chargé d'intégrer les critères environnementaux dans chacun des achats, que ce soit dans les matériaux de construction, les produits nettoyants ou les services. «Nos fournisseurs doivent s'engager à respecter des critères environnementaux. Ainsi les ambulanciers doivent entretenir leurs véhicules afin de limiter leurs émissions polluantes et en faire des endroits non-fumeurs par respect pour les patients», poursuit le directeur. Les radiologues ou les peintres doivent éliminer les produits usagés dans les filières appropriées, les professionnels de la lessive (service sous-traité) doivent utiliser les produits le moins lessiviel possible. La clinique demande les fiches techniques des produits et se réserve le droit d'effectuer des contrôles.

Elle travaille aussi sur les déchets. Le personnel trie à la source 17 cibles soit l'ensemble des déchets de l'hôpital: papier, bouteilles en plastique, canette et métal, verres, ampoules et néons, bureautique et déchets de photocopieur, huile de cuisson ou déchets fermenticides, issus des cuisines et qui sont envoyés pour du compostage, suite à une convention avec la mairie. Des déchets somme toute considérables, puisque la clinique récolte plus de 3,6 tonnes de verre par an, dont une tonne de biberons jetables de la maternité. «Nous invitons d'ailleurs les mères, rentrées chez elles, à les ramener, ce qui les pousse à ne plus avoir la même approche à leur domicile. De même, nous proposons à nos employés de ramener les déchets dangereux domestiques (piles, produits ménagers, ampoules) pour les recycler à la clinique», se félicite Olivier Toma. Pour les déchets d'équipement électriques et électroniques, les contrats d'achat prévoient dans la plupart des cas la reprise de l'ancien matériel, sans oublier que la clinique en envoie certains pour une seconde utilisation en Afrique, au même titre que des médicaments et des consommables médicaux.

La rénovation et l'extension de la clinique ont également permis à la direction d'apprécier des produits écologiques. L'ensemble des peintures et des revêtements de sol est notamment validé NF environnement. La clinique, qui cherche à revoir l'étanchéité de son toit, réfléchit également à la pose d'un toit végétalisé. Mais plus que l'environnement, c'est tout un management de développement durable qui a été mis en place. «Cette démarche a changé notre approche de la santé. Nous avons donc décidé de faire de notre clinique un lieu de pédagogie et de mieux informer nos patients sur leur santé», explique le directeur. Informations sur les chutes aux personnes âgées, dont c'est la première cause de mortalité, sur l'allaitement puisque qu'il est facteur de meilleure santé des enfants mais aussi de réduction (de moitié) des cancers du sein, ou encore sur une alimentation saine. Selon Olivier Toma, les fournisseurs ont joué le jeu sans surcoût: «Nous avons profité du fait qu'ils ont besoin de vitrines pour montrer leur savoir-faire. Seul le système de traitement d'eau par pasteurisation pour éviter la prolifération de légionelles  nous a coûté 45.000 euros, mais étant donné les risques, le retour d'investissement sera rapide. Je m'étonne d'ailleurs que nous ne soyons que 3 établissements de soin (sur 5.000) à en posséder un en France», ajoute le directeur.

La direction ne compte pas s'arrêter là et travaille déjà à d'autres actions, comme l'élimination des produits chimiques utilisés dans la désinfection et l'asepsie et le nettoyage vapeur afin de supprimer la totalité des germes, actuellement en expérimentation. Elle compte également créer une association, qui pourrait voir le jour d'ici janvier, afin de communiquer sur les actions efficaces, recenser les bonnes pratiques de l'ensemble des établissements de soin et les diffuser.



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