Une circulaire s’intéresse aux anciens sites miniers d’Areva

Le 05 août 2009 par Sonia Pignet
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Les pouvoirs publics estiment que les connaissances en matière de pollutions issues des anciens sites miniers d'uranium doivent être améliorées, afin de mieux prendre en compte les éventuelles conséquences écologiques. C'est l'objet d'une circulaire envoyée le 22 juillet aux préfets des régions concernées.

La circulaire, cosignée par le ministère en charge de l’environnement et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) vient d’être envoyée aux préfets des régions françaises concernées par d’anciens sites miniers d’uranium. Elle leur demande de poursuivre les actions engagées dans le prolongement des actions du Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR), publié à la fin de l’année 2006, selon 4 directions.

Les préfets doivent demander à Areva d’assurer l’innocuité de ses sites, notamment en menant des études d’analyse de l’impact à long terme des pollutions radioactives, ainsi qu’en approfondissant les connaissances concernant chaque site. Dans le cas où des stériles (terres qu’il faut extraire pour accéder au minerai d’uranium) ont été utilisés dans le domaine public, leur localisation doit être précisée en vue d’éventuelles mesures de protection ou d’assainissement. Enfin, l’ASN demande la mise en place de lieux de concertation et d’expertise diversifiées sur ce sujet, afin d’«assurer la nécessaire transparence en la matière et associer les acteurs locaux».

Dans un communiqué, FNE estime que «cette circulaire est une étape attendue, nécessaire mais non suffisante, vers la prise en charge de ce problème écologique majeur. Areva doit aujourd’hui prendre la mesure des pollutions issues de ses anciens bassins miniers, et assurer la transparence de sa gestion passée». La fédération d’associations environnementales se bat en effet depuis plusieurs années «pour obtenir un minimum d’informations qu’elle n’obtient que partiellement, et au compte-goutte», assure FNE.

Selon FNE, 210 sites miniers répartis sur 25 départements sont concernés. Les enjeux cités dans cette circulaire seront repris dans la nouvelle version du PNGMDR qui devrait être publiée à la fin de l’année 2009.


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