Une campagne pour sensibiliser les jeunes aux perturbateurs endocriniens

Le 20 mars 2014 par Romain Loury
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Tous les sujets sont abordés, lors des conférence de Générations cobayes.
Tous les sujets sont abordés, lors des conférence de Générations cobayes.
Générations cobayes

L’association Générations cobayes a lancé, en février, une campagne nationale de sensibilisation des jeunes à la question des perturbateurs endocriniens, un sujet sur lequel il reste à faire, selon les résultats d’une enquête présentée jeudi 20 mars.

Intitulée «Protège tes hormones», cette campagne, la première de ce type en France, a été menée avec le soutien du Réseau environnement santé et de la société Noteo, à l’origine d’une application smartphone d’aide à la consommation (voir le JDSA). Son objectif, faire comprendre aux jeunes le défi sanitaire posé par les perturbateurs endocriniens, notamment pour leur propre fertilité [1].

Signe que l’enjeu est bien compris de ce public, le nombre élevé de personnes ayant répondu à l’enquête lancée sur internet: «en quatre semaines, plus de 35 000 jeunes ont répondu au questionnaire en ligne, et parmi eux, 8 000 ont souhaité recevoir une série de conseils pour faire évoluer leurs habitudes de consommation», explique Générations cobayes.

Le BPA, inconnu de 58% des jeunes

Sur un ton volontairement léger, ces personnes, la plupart âgées de 18 à 34 ans, ont été interrogées sur certaines de leurs habitudes quotidiennes, ou leur niveau de connaissance des perturbateurs endocriniens les plus emblématiques. Ainsi, 58% reconnaissent ne pas savoir ce qu’est le bisphénol A -même si 28% en ont entendu parler-, de même que 56% pour les parabènes et 78% pour les phtalates. A l’inverse, 50% des personnes affirment savoir ce que contient leur déodorant, du fait qu’elles lisent les étiquettes.

Selon une autre analyse présentée jeudi, 35% des déodorants enregistrés dans la base Noteo comporteraient des perturbateurs endocriniens (en particulier parabènes et cyclopentasiloxane), devant les dentifrices (30%) et les shampoings (24%). On les retrouve bien plus fréquemment dans les vernis à ongles (74%), les fonds de teint (71%) et les maquillages pour les yeux (51%).

A la différence des produits de beauté, préservatifs et lubrifiants ne présentent aucune information quant à leur composition –on y trouve parabènes et phtalates-, et ce alors qu’ils sont au contact de parties corporelles plutôt critiques d’un point de vue hormonal. D’où la pétition sur internet lancé par Générations cobayes, demandant aux fabricants de faire preuve de transparence.

[1] Entre autres méfaits (cancers du sein et de la prostate, obésité, diabète, troubles du comportement, etc.), ces substances sont accusées d’être à l’origine de la baisse du nombre de spermatozoïdes et de malformations génitales chez l’homme, d’une avancée de la puberté chez la femme.



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