Un vice de procédure remet la catastrophe de Bhopal au grand jour

Le 05 novembre 2008 par Victor Roux-Goeken
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Une action en justice relative au fait que des milliers de gens ont bu de l’eau polluée après la catastrophe de Bhopal (Inde) de 1984 a été réouverte, lundi 3 novembre par une cour d’appel américaine du nord-est des Etats-Unis, d’après l’agence de presse Reuters.

Voici remise au grand jour la catastrophe de Bhopal. En décembre 1984, une fuite de gaz à l’usine de pesticides d’Union Carbide tuait environ 3.800 personnes qui avaient inhalé ces vapeurs toxiques. Un nombre beaucoup plus important, et indéterminé, de personnes, sont décédées des suites de cet accident industriel. En compensation, Union Carbide, aujourd’hui possédée par Dow Chemical Co, avait payé 470 millions de dollars en 1989.

Dix ans plus tard, une étude de Greenpeace démontrait la contamination préoccupante des eaux souterraines dans les environs du site. Une action en justice était intentée au nom de ceux qui avaient vécu ou travaillé à proximité de l’usine de Bhopal, et qui déclaraient souffrir de maladies tels que cancer ou dommages neurologiques.

Les juges de la cour d’appel du nord-est des Etats-Unis ont estimé qu’un tribunal américain avait commis un vice de procédure en accédant à une demande des accusés, Union Carbide, au détriment des plaignants.

Pour Union Carbide, la décision de la cour d’appel porte sur la procédure, et non sur l’affaire elle-même. De leur côté, les plaignants cherchent à ce que l’action en justice obtienne le statut d’action collective (class-action), qui pourrait impliquer les milliers de personnes ayant subi les préjudices liés à l’eau polluée de Bhopal.


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