Un vent mauvais souffle sur le Royaume-Uni

Le 28 octobre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les récentes inaugurations de vastes fermes éoliennes offshore ne doivent pas faire illusion. Le Royaume-Uni ne tiendra probablement pas ses objectifs en matière d’énergie du vent. Car, à l’instar de ce que l’on constate en France, les opposants aux éoliennes se livrent à une véritable guérilla juridique. Selon The Independent, les industriels de l’éolien font actuellement face à 230 recours pour empêcher l’installation de fermes on shore.

Des actions qui commencent à influer significativement sur l’activité. Ces 13 derniers mois, le nombre de nouvelles fermes éoliennes à s’être connectées au réseau de transport d’électricité a ainsi baissé de 30 % par rapport à l’année passée. Une obstruction qui ne devrait aller qu’en s’amplifiant. En effet, la réglementation accorde de nouveaux pouvoirs en matière d’aménagement du territoire aux collectivités britanniques. Or celles-ci se montrent très tatillonnes lorsqu’il s’agit de délivrer un permis de construire à des aérogénérateurs.

Selon Renewable UK, le lobby britannique des énergies renouvelables, l’instruction d’un tel dossier prend, en moyenne, deux ans. Pis, les trois quarts des demandes sont actuellement rejetées. Alors que 70 % des projets de routes ou de supermarchés obtiennent une réponse positive. Jadis dynamique, l’industrie éolienne britannique paie au prix fort cette opposition locale. Il y a encore quelques mois, elle espérait pouvoir créer 10.000 emplois. Au mieux, ces entreprises n’en créeront que 2.500. Si la crise économique ne s’en mêle pas.



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