Un «tsunami» de cas d’autisme au Québec, selon la ministre de la santé

Le 07 janvier 2014 par Marine Jobert
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L'autisme, grande cause nationale en France en 2012.
L'autisme, grande cause nationale en France en 2012.
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«L’augmentation de la prévalence de l'autisme est très, très importante. Cela double tous les 4 ans depuis 10 ans. On est à 1% des enfants chez qui on diagnostique un trouble du spectre de l'autisme. Le boum est plus important dans certaines régions.» Ce constat sans ambages, c’est Véronique Hivon, la ministre déléguée à la santé et aux services sociaux du Québec, qui le fait dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil. Elle n’hésite d’ailleurs pas à parler de «tsunami» de cas d’autisme dans la Belle province.

 

«Le taux de prévalence est passé de 27 pour 10.000 à 1 sur 100 au cours des 10 dernières années», confirme l’association Autisme Québec. En 2005, 3.473 jeunes de moins de 18 ans étaient pris en charge par les services sociaux. Sept ans plus tard, ce chiffre a bondi à 7.330; une majorité des enfants diagnostiqués sont donc encore exclus du système de prise en charge. Ces chiffres s’expliquent en partie par un meilleur dépistage et une ouverture des critères de diagnostic, avec notamment l’édiction d’un plan d’action national en 2003.

 

Ces chiffres sont très proches de ceux relevés aux Etats-Unis. Dans son livre «Toxique planète»[1], André Cicolella, le président du Réseau environnement santé (RES), a relevé que les troubles du spectre autistique touchent «un enfant américain sur 88». Un chiffre issu d’une étude publiée en mars 2012 par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, qui met en évidence que la prévalence de ces troubles «a augmenté de 78% entre 2007 et 2012», pointe Le Monde. Un phénomène qui touche davantage les garçons que les filles (1 garçon sur 54, contre 1 fille sur 252). «Cette susceptibilité variable en fonction du sexe met immanquablement sur la piste des perturbateurs endocriniens», écrit le journaliste Stéphane Foucart, tout en rappelant l’absence de consensus scientifique sur le lien possible entre ces molécules de synthèse qui interfèrent avec le système hormonal et l'autisme.

 

L’association française «Vaincre l’autisme», dans un rapport récent sur la situation de l’autisme en France, estime qu’«il a fallu 7 années pour que la France reconnaisse les données sur la prévalence de l’autisme d’1 naissance sur 150. Alors qu’aujourd’hui ces données sont en augmentation et admettent 1 naissance sur 100 au niveau international, le retard de la France se creuse encore. D’autres études vont plus loin et annoncent déjà une prévalence d’1 naissance sur 50».

 



[1] Editions du Seuil

 



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