Un tremplin en ligne pour l’économie circulaire

Le 01 septembre 2014 par Stéphanie Senet
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Le cradle-to-cradle en quelques clics
Le cradle-to-cradle en quelques clics

Le premier magasin en ligne de produits certifiés «cradle to cradle»[1] (C2C) vient d’ouvrir ses portes sur internet. Un lancement qui devrait permettre aux produits estampillés «économie circulaire» de changer d’échelle et d’être accessibles au grand public.



[1] Du berceau au berceau

 

Doucement mais sûrement, le cradle to cradle quitte la clandestinité en Europe. Cela fait une trentaine d’années que le concept du «berceau au berceau» a été théorisé par le chimiste allemand Michael Braungart et l’architecte américain William McDonough. Mais il a fallu attendre 2002 pour que sorte la version anglaise du livre qui le présente[1]. Un opus qui a d’ailleurs décidé les deux jeunes entrepreneurs britanniques Paul Capel et Brendon Rowen à lancer leur plate-forme de vente en ligne de produits C2C auprès du grand public, Cradle to cradle Marketplace.

Pour rappel, le cradle to cradle vise à fabriquer des produits recyclables ou réutilisables à l’infini, sans aucun dommage pour la santé ni l’environnement. C’est le cas des serviettes de toilette de la marque belge Jules Clarysse qui inaugurent le magasin en ligne britannique. Mis en vente à partir de ce 1er septembre, ces produits sont fabriqués en coton biologique biodégradable (et donc compostable), étiquette et fils de couture compris. Les colorants et l’encre utilisés sont également certifiés «cradle to cradle». «Le véritable défi a été de créer des pigments biodégradables répondant aux critères du C2C. Cela nous a pris deux ans», précise Peter Bauwens, directeur de la firme belge.

 

Une certification évolutive

«Le standard de certification C2C se décline en 5 critères principaux, touchant à l’analyse des matériaux (qui ne doivent être ni toxiques[2] ni irritants ni allergènes), la réutilisation des produits (selon leur recyclabilité et l’utilisation de matières recyclées), la consommation d’énergie (énergies renouvelables et non carbonées en tête), la consommation et la qualité de l’eau (qui doit ressortir aussi pure qu’elle est entrée) et la responsabilité sociale de l’entreprise (législation du travail et contrôle des fournisseurs)», détaille Eric Allodi, co-fondateur d’Epea France, une société accompagnant en France des entreprises vers la certification C2C.

Au cœur de la transition vers le C2C, cette certification s’avère par ailleurs évolutive, ses critères étant régulièrement mis à jour par une cinquantaine de chercheurs travaillant pour trois laboratoires d’évaluation.

 

Plus d’un millier de produits dans le monde

Plus d’un millier de produits, issus de 250 entreprises, en bénéficient dans le monde, selon l’organisme certificateur C2C Product Innovation Institute, situé en Californie et dont une antenne a également ouvert à Venlo aux Pays-Bas.

«Les Pays-Bas, les pays scandinaves et la Suisse sont clairement en avance sur le sujet. L’Allemagne et l’Autriche proposent aussi des produits dans une moindre mesure. Quant à la France, on sent un démarrage depuis un an et demi», analyse Eric Allodi. Des grandes entreprises comme Veolia ou Castorama sont intéressées. Le spécialiste du traitement de déchets préparerait une plate-forme pour permettre aux déchets-ressources collectés d’être réutilisés ou recyclés, dont la sortie est prévue avant la fin de l’année.

Du côté des produits déjà labellisés C2C, le choix s’avère éclectique. On trouve aussi bien des revêtements de sol (Tarkett), des produits d’entretien (Ecover ou Method), que des collants (Dim)! Des vêtements produits par le fabricant allemand Trigema seront par ailleurs les prochains vendus en ligne sur le site britannique.

Le lancement de C2C Marketplace montre surtout que les entreprises ne sont plus les seules destinataires des produits cradle to cradle. Le grand public aussi a droit à des produits sains pour sa santé et son environnement.



[1] «Cradle to cradle, remaking the way we make things»

[2] La non-toxicité n’est pas appréciée par rapport à la réglementation mondiale mais à l’état de la recherche scientifique

 



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