Un remaniement de façade

Le 26 août 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Nouveau secrétaire d'Etat aux transports, Alain Vidalies est un fervent opposant à la disparition des départements.
Nouveau secrétaire d'Etat aux transports, Alain Vidalies est un fervent opposant à la disparition des départements.
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Trois jours après la crise de régime ouverte par Arnaud Montebourg, la composition du gouvernement Valls 2 a été dévoilée en fin de journée, ce mardi 26 août.

Sans grande surprise, Ségolène Royal conserve son poste de ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie. A l’heure où nous mettons en ligne, nous ne savons pas encore si elle partagera cette dernière compétence avec le nouveau ministre de l’industrie, Emmanuel Macron, ex-secrétaire général adjoint de l’élysée.

L’ancienne présidente de la région Poitou-Charentes est troisième dans l’ordre protocolaire, après le Premier ministre et Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement.

Toujours sous tutelle de l’écologie, le secrétariat d’état aux transports est attribué à Alain Vidalies. L’ex-ministre des relations avec le Parlement du gouvernement Ayrault succède à Frédéric Cuvillier qui avait rempilé à ce poste, à contre-cœur.

Proche de Martine Aubry, Patrick Kanner devient ministre de la ville, de la jeunesse et des sports. Il présidait jusqu’alors aux destinées du conseil général du Nord. La politique de la ville sera prise en charge par Myriam el-Khomri. Juriste de 36 ans, la nouvelle secrétaire d’état était, depuis mars 2008, adjointe à la mairie de Paris, chargée de la sécurité, la prévention, la politique de la ville et l'intégration.

Successeure de Cécile Duflot, Sylvia Pinel reste ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité.

Dans les grandes lignes, le gouvernement Valls reste toujours composé de 16 ministres (8 hommes et 8 femmes) et de 17 secrétaires d’Etat (dont 8 femmes). Si l’aile gauche du parti socialiste fait les frais du remaniement, tel n’est pas le cas du petit parti radical de gauche qui conserve trois portefeuilles. Malgré les envies de certains, aucun écologiste n’a finalement accepté les deux postes proposés par le Premier ministre.

A l’exception de l’éducation nationale, qui échoit à Najat Vallaud-Belkacem, les grands ministères régaliens (affaires étrangères, défense, intérieur, affaires sociales, agriculture, finances, justice) ne changent pas de main.

Première ONG à dégainer son communiqué, le WWF se félicite du maintien de Ségolène Royal.

"En deux ans, l’écologie a connu près de quatre ministres, il était nécessaire d’incarner de la continuité et de la stabilité alors que des textes législatifs aussi importants que la loi sur la transition énergétique ou sur la biodiversité vont être discutés et que la conférence sur le climat de Paris se tiendra dans moins de 500 jours", rappelle l'association. L'association s'interroge sur la politique de la pêche qui sera menée. "Le WWF espère qu’Alain Vidalies saura se montrer plus sensible à la protection des océans que son prédécesseur car sans poissons, il n’y a plus de pêcheurs".

 

 

 



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