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Un rapport du SOeS sur l’enherbement des vignes

Le 16 février 2009 par Victor Roux-Goeken
Désormais rebaptisé «le point sur», le 4 pages du SOeS (ex- Institut français de l’environnement) de janvier 2009, mis en ligne le 2 février, est consacré à l’enherbement des vignes. Une pratique qui «permet de maîtriser la vigueur de la vigne, améliore la portance du sol, lutte contre l’érosion et diminue les quantités d’herbicides utilisées», indique le rapport. L’enquête a porté sur 5.200 parcelles de vignes à raisin de cuve.

En 2006, un tiers du vignoble français était couvert d’herbe. En recourant respectivement à 85% et 80% à l’enherbement permanent, l’Alsace et le Bordelais se distinguent des autres vignobles. Les Charentes sont troisièmes, avec 61%.

Le faible écartement des rangs d’un vignoble, la concurrence entre l’herbe et la vigne sous les climats marqués par une forte sécheresse estivale et la recherche de la qualité du raisin au lieu des quantités peuvent expliquer ces différences.

En moyenne, un hectare de vigne à raisin de cuve a reçu 14,8 traitements en 2006. «Une moyenne qui masque des disparités dues à des différences de pression parasitaire selon les régions et à la stratégie adoptée par les viticulteurs»: les viticulteurs champenois appliquent 22 traitements, contre 9 pour les provençaux.

Si l’enherbement n’implique pas de renoncer au désherbage chimique et n’en réduit pas la fréquence, il permet de réduire les quantités d’herbicide jusqu’à trois fois selon le type d’enherbement des vignes.

Plus que le désherbage thermique, pratique «confidentielle à l’échelle du vignoble français» et requérant main-d’œuvre et carburant, «l’enherbement permanent et le travail du sol apparaissent comme des alternatives au désherbage chimique exclusif», conclut le SOeS. Et aussi comme une contribution à l’objectif du Grenelle de réduction de 50% d’usage des produits phytosanitaires en 10 ans.

2 réactions

pavie pascal | 17/02/2009 - 20H05

vigne et enherbement je suis viti bio et affirme que la cocurrence de l'herbe est réelle par rapport à l'eau mais cela dépend du système racinaire développé par la vigne, du porte greffe qui va plus ou moins profondément dans le sol, des méthodes culturales, du type de sol donc c'est compliqué mais l'herbe dans la vigne c'est bien pour la biodiversité, la structure des sols , l'humus etc

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Chariot Michaël | 17/02/2009 - 15H09

il faut en rester aux stats !!! plusieurs réactions, qui me font penser qu'ils devraient en rester aux stats avant d'essayer de les interpréter : 1- concurrence entre vigne et herbe en cas de sécheresse : n'importe quoi (la vigne va chercher l'eau très profondemment ce qui explique sa présence en zone méditerranéenne, l'herbe quant à elle, grille ! 2- la différence du nombre de traitements entre vignobles champenois et provençal s'explique tout simplement par la valeur ajoutée du produit ! le jour où le côte de Provence se vendra au prix du champagne, il y aura éé traitements également !!!

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