Un quart de la Grande barrière de corail touchée par le blanchissement

Le 29 mai 2017 par Stéphanie Senet
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Le taux de mortalité dépasse 70% dans certaines zones
Le taux de mortalité dépasse 70% dans certaines zones

Le blanchissement de la Grande barrière de corail s’avère plus étendu que prévu, selon l’évaluation publiée ce 29 mai par l’autorité gouvernementale en charge du parc marin.

 

Les scientifiques estiment désormais que 29% du récif est mort en 2016 à cause du blanchissement des coraux, lui-même issu du réchauffement des eaux. Soit environ 100.000 kilomètres carrés au total. A la mi-2016, ce pourcentage s’élevait à environ 22% de la Grande barrière.

«Comme ce fut le cas dans le monde entier, les coraux ont connu des épisodes de blanchissement importants au cours des deux dernières années [à cause du réchauffement des eaux, ndlr]. La mortalité la plus sévère a frappé la zone située au nord de Port Douglas. 70% des coraux des eaux de surface y sont morts», a déclaré le président de l’Autorité du parc de la Grande barrière, Russell Reichelt. Les régions touristiques de Cairns et Townsville, sont également fortement touchées.

A ces dommages, il faudra encore ajouter ceux du cyclone tropical Debbie, qui a frappé l’Etat du Queensland entre le 27 mars et le 7 avril 2017. Un quart du récif corallien serait touché selon les prévisions des scientifiques.

 

Réduire les émissions de GES

Dans un communiqué daté du 5 mai, un Comité d’experts indépendants s’alarme de l’insuffisance des actions du gouvernement dans sa lutte contre le réchauffement climatique. «La réduction des émissions de gaz à effet de serre doit représenter l’axe central du plan pour protéger la Grande barrière», écrit-il. Publié en mars 2015, le plan Récif 2050 vise surtout à améliorer la qualité des eaux, en réduisant notamment les concentrations d’azote de 50% en 2018 et de 80% en 2025. Les scientifiques estiment qu’il doit être complété par des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Pour l’heure, la Grande barrière de corail a échappé -de justesse- à une inscription par l’Unesco sur la liste des sites en danger. Mais l’Australie doit bientôt rendre un rapport démontrant que son plan de protection a porté ses fruits.

 



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