Un procédé de dépollution de l'air intérieur

Le 24 mai 2005 par Claire Avignon
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Deux équipes du CNRS viennent de mettre au point un procédé de dépollution qui pourrait être appliqué à plusieurs bactéries, dont la légionelle.

Un tube baigné par une lumière ultraviolette avec un film de dioxyde de titane (TiO2) sur la paroi intérieure. C'est le procédé d'assainissement de l'air intérieur mis au point par le laboratoire CNRS de microbiologie, d'expression des génomes et de micro-organismes et celui des matériaux, surface et procédés pour la catalyse. «Le TiO2 est un photocatalyseur activé par une illumination proche des UVB, explique Valérie Keller, chercheuse dans le second laboratoire. Au contact de la molécule, l'air contaminé par des bactéries est oxydé. Une partie des molécules organiques est alors dégradée, ce qui l'inactive et la rend incapable de se reproduire.»

L'appareil a d'abord été testé sur des escherichia coli (e.coli) non pathogènes, pour lesquels les résultats se sont révélés concluants. La prochaine étape consiste à étudier la décontamination d'un air contaminé par la legionella pneumophila, molécule d'une taille équivalente à e.coli . «Notre procédé pourrait s'adapter aux tours aéroréfrigérantes, aux systèmes d'air conditionné, à la ventilation des hôpitaux», explique Valérie Keller. Autre piste: la dépollution de l'air intérieur des automobiles. D'ailleurs, les chercheurs sont actuellement en contact avec des PME pour réaliser des prototypes industriels, intéressés par le point fort du procédé, c'est-à-dire son faible coût. En effet, la consommation énergétique est réduite puisque la lampe UVB a une puissance de huit watts seulement, et le TiO2 est un matériau peu cher.




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