Un premier loup tiré dans les Alpes-Maritimes

Le 20 juin 2013 par Marine Jobert
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Le ministère de l'écologie avait promis un hélicoptère aux éleveurs dans les Alpes-Maritimes.
Le ministère de l'écologie avait promis un hélicoptère aux éleveurs dans les Alpes-Maritimes.
DR

Une louve a été «prélevée» dans les Alpes-Maritimes. Il s’agit du premier animal tué dans le cadre de la mise en œuvre du plan Loup [JDLE]. Dans un arrêté pris fin mai, la préfecture avait autorisé le tir «pour la protection des troupeaux domestiques», considérant que «les attaques subies par les troupeaux situés […] sur les communes de Duranus, Lantosque et Lucéram persistent […] malgré la mise en place des mesures de protection de troupeaux et d’effarouchement du loup». Depuis début 2013, 170 attaques (soit 690 victimes) ont été attribuées au prédateur, rappelle Nice-Matin.

 

Une approche que conteste avec virulence plusieurs associations (Aspas, Ferus, LPO Paca et SFEPM[1]) qui considèrent que «ces tirs consistent à tuer un loup possiblement très loin du bétail, sans rapport avec la prédation. Tuer un loup ne sert absolument à rien et n’empêchera pas les troupeaux de subir de nouvelles prédations».

 

Tout en déplorant la situation des éleveurs, «dont la viande de mouton se vend mal, à perte» et dont les exploitations de montagne «ne survivent que grâce aux subventions publiques qui représentent l’essentiel de leur revenu», les associations rappellent que c’est dans ce département des Alpes-Maritimes qu’ont lieu près de la moitié des prédations sur le bétail, quand il ne concentre qu’une minorité des ovins présents dans l’aire de répartition du loup en France. «Ce mode de pastoralisme avec de très grands troupeaux souvent mal gardés est-il vraiment adapté?»

 

Les associations estiment que le plan Loup est un «gâchis absurde», qui méconnaît les engagements européens de la France en matière de protection du loup. L’Aspas a déposé la semaine passée un recours devant la Commission européenne pour violation de la directive Habitats [JDLE].

 

 


[1] Aspas: Association pour la protection des animaux sauvages; Ferus: association pour la protection ours-loup-lynx; LPO Paca: Ligue pour la protection des oiseaux Provence-Alpes-Côte d’Azur; SFEPM: Société française pour l'étude et la protection des mammifères

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus