Un PPP dans le secteur de l’eau et de l’assainissement

Le 25 mai 2007 par Agnès Ginestet
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Le 21 mai, l’aéroport de Toulouse-Blagnac et la Lyonnaise des Eaux ont signé un contrat relatif à la mise en place d’une station de traitement des eaux pluviales. Il s’agit du premier partenariat public-privé dans le secteur de l’eau et de l’assainissement en France.

La construction doit débuter à l'automne, pour une mise en service en avril 2009. Cette station de traitement des eaux de pluie sera la première dont se dote un aéroport régional, celui de Toulouse-Blagnac, qui a choisi pour cela d'avoir recours à un partenariat public-privé (PPP). Le contrat est prévu pour une durée de 20 ans. «La Lyonnaise a probablement été choisie en partie à cause de son expertise dans le domaine des aéroports. L'entreprise récupère les eaux de pluies à Paris-Orly et Roissy», indique Olivier Brugerie, du centre régional Lyonnaise des Eaux Midi-Pyrénées-Béarn.

Pour le projet toulousain, la Lyonnaise des eaux doit financer plus de 10 millions d'euros d'investissement. Deux autres filiales du groupe Suez, Ondeo industrial solutions et Ineo, assureront respectivement la construction d'une partie des équipements de traitement des eaux, les installations électriques et les automatismes. «L'avantage d'un PPP pour le partenaire public est de bénéficier d'un paiement étalé dans le temps et de ne pas avoir à reporter les investissements sur la facture des usagers», explique Olivier Brugerie.

Selon Pierre-Jean Carol, directeur juridique à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, le PPP permet aussi d'optimiser les coûts. Par exemple, la Lyonnaise des eaux dispose d'une centrifugeuse utilisée lors du traitement des boues générées, et l'aéroport n'a donc pas besoin d'avoir recours à un marché public pour se procurer un tel dispositif. Le hall D de l'aéroport devant ouvrir en avril 2009, c'est également pour une question de rapidité de mise en service de la station que l'aéroport de Blagnac a opté pour un PPP. Selon Olivier Brugerie, le contrat n'est pas figé puisqu'il s'adapte à l'évolution des besoins de l'aéroport.

Au final, la station devra respecter les conditions de traitement définies dans un arrêté préfectoral (1). «Il précise notamment des normes qualitatives et un débit maximal de rejet de 9,28 mètres cubes par seconde pour l'eau traitée rejetée dans le cours d'eau Riou, précise Pierre-Jean Carol. «Nous avons également demandé à la Lyonnaise d'aller au-delà de la réglementation en matière de nuisances olfactives, de bruit pendant les chantiers et d'intégration paysagère», ajoute-t-il. Ainsi, les ouvrages en béton seront recouverts d'un bardage de bois et les abords du site sont recouverts de végétation. «Une partie des rejets sera réutilisée par l'aéroport pour ses propres besoins, par exemple pour le nettoyage et l'arrosage des espaces verts», indique Pierre-Jean Carol. Enfin, la Lyonnaise s'est engagée en matière de maintenance préventive en mettant en place la certification Iso 14001 qui, selon les conditions fixées, devra se faire dans les deux ans après la mise en service de la station.



(1) Arrêté préfectoral du 26 février 2006 pris au titre de la loi sur l'eau




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