Un plan ours sans lâcher d’ours?

Le 20 février 2017 par Marine Jobert
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Pyros, mâle hégémonique depuis 1997.
Pyros, mâle hégémonique depuis 1997.
©ONCFS / Equipe Ours

L’Etat consulte sur un plan Ours qui ne prévoit pas explicitement de lâcher d’ours dans les Pyrénées, au mépris des nécessités biologiques de l’espèce, protestent les associations.

Un plan Ours… sans ours? C’est la tonalité du volet ‘Ours brun’ de la stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité (SPVB), soumis à consultation jusqu’au 8 mars 2017 par la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) Occitanie pour la période 2017-2027. Objectif affiché: «Définir les actions propres à assurer la préservation de l’ours brun et de son habitat, en tenant compte des dimensions économiques, sociales et culturelles.» Outils envisagés: acquérir et mutualiser des connaissances, renforcer sa «dimension patrimoniale», mettre en place des «mesures partagées de compatibilité de la présence de l’ours avec les activités humaines», etc. Mais de lâcher de plantigrades, pourtant fortement recommandé par plusieurs études scientifiques, point.

Célibat et consanguinité

Pourtant, le sort de deux mâles célibataires isolés en Béarn et Hautes-Pyrénées inquiète au plus haut point les associations de protection de la nature. «La survie du plantigrade dans les Pyrénées occidentales ne tient plus qu’à un fil, ou plus précisément qu’à la vie de deux mâles, rappelaient notamment Denez L’Hostis de France Nature Environnement et Pascal Canfin du WWF France dans une tribune publiée en octobre 2016. Cette initiative est absolument vitale pour ne pas réduire à néant plusieurs décennies d’efforts en faveur de la biodiversité et de la cohabitation entre l’ours et le pastoralisme.» Le rapport 2015 de l’équipe Ours de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) avait par ailleurs pointé des risques de consanguinité dans les Pyrénées centrales, où le patriarche Pyros avait fécondé ses filles, petites-filles et arrières-petites-filles depuis sa réintroduction en 1997.

Convaincre Royal

«Ce nouveau renoncement serait injustifiable, dénonce le collectif Cap Ours dans un communiqué, qui rappelle que la région Nouvelle Aquitaine est favorable au lâcher d’ourses et qu’un consensus unit élus locaux et bergers, ainsi que le Comité de massif des Pyrénées. La dernière personne à convaincre serait-elle… la ministre de l’écologie elle-même?»!

 

 

 

 

 

 



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