Un pétrolier canadien va forer sous une zone militaire

Le 29 octobre 2013 par Marine Jobert
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Vermillion est implanté à Parentis (Landes) depuis 1956.
Vermillion est implanté à Parentis (Landes) depuis 1956.
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C’est une zone militaire de 15.000 hectares, située en bordure d’une des zones touristiques les plus courues de France. Depuis 1962, l’armée y effectue des tests sur des missiles, avec des essais en vol ou à l’aide d’un rail de simulation; en tout, plus de 9.000 essais auraient été organisés sur la commune de Biscarosse (Landes). Et c’est sous ce centre d’essai et de lancement de missiles que Vermillion va prochainement forer, à la recherche de pétrole, comme le révèle Sud-Ouest. Les deux forages envisagés se trouvent sur la concession de Parentis, détenue jusqu’en 2031 par le pétrolier canadien.

 

Protocole pour l’accès

Un forage en zone militaire ne s’improvise pas. Vermillion et l’armée ont conclu un accord afin de régler les allers et venues des engins et des personnels en zone militaire. «Ce sont des questions logistiques qui sont stipulées dans l’accord, car la base militaire a des règles d’accès et de sécurité spécifiques», détaille Jean-Pascal Simard, le directeur des relations publiques de Vermilion Europe au Journal de l’environnement. Un accord financier a-t-il accompagné cet accord logistique? Non, assure-t-il. Le Code minier va-t-il s’appliquer dans son intégralité? «Oui, bien sûr, ce sont des opérations classiques de forage qui relèvent du Code minier sur la concession de Parentis.» Les forages envisagés vont viser une zone située sous le lac de Parentis, grâce à un puits dévié de près de 3 kilomètres, pour atteindre une profondeur de 2.400 mètres sous le lac (lequel est profond de 20 m à cet endroit).

 

Pétrole conventionnel

«Vermilion s’est essentiellement spécialisée dans l’exploitation de gisements anciens, dont elle essaie de prolonger au maximum la durée de vie», rappelle le quotidien régional. Ce que confirme Jean-Pascal Simard, qui explique que la technique de la stimulation va être employée pour redonner une productivité à des puits en déplétion. «[Cette technique] consiste à réinjecter des eaux de gisement, salées, que nous séparons du pétrole et que nous réinjectons dans des puits injecteurs pour pouvoir pousser le pétrole vers les puits de pétrole.» Le tout sans additif aucun et sans recourir à la technique de la fracturation hydraulique. «Nous n’utilisons pas cette technique. Vermillion respecte la loi et nous n’exploitons pas les hydrocarbures non conventionnels.»

 

 



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