Un parc naturel congolais menacé d’exploration pétrolière

Le 11 mai 2012 par Stéphanie Senet
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La parc national des Virunga compte 22 espèces de primates
La parc national des Virunga compte 22 espèces de primates

Alors que Total tient ce 11 mai son assemblée générale, le WWF appelle à la mobilisation contre l’un des projets du groupe français de réaliser une exploration pétrolière mettant en péril le parc national des Virunga, en République démocratique du Congo (RDC).

Situé à l’est de la RDC, près de la frontière avec l’Ouganda et le Rwanda, le parc des Virunga abrite plus de 200 espèces de mammifères, et en particulier des chimpanzés, des hippopotames, des éléphants, des okapis (espèce endémique) et des gorilles des montagnes et des plaines de l’est, deux espèces menacées d’extinction. Créé en 1925, il a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 1979 et il est inscrit à la Convention de Ramsar sur les zones humides.

Or cette protection est en train de battre de l’aile. En juin 2010, des permis d’exploration pétrolière ont en effet été attribués par le gouvernement congolais à trois compagnies européennes, Total, ENI et Soco International. Selon le WWF, le territoire visé par ces permis recouvre 85% de la superficie du parc.

Juridiquement, l’exploration pétrolière s’avère en principe interdite au sein du parc, en raison de conventions internationales comme de la loi congolaise.

En mars 2011, à la demande de l’Unesco, le ministère de l’environnement a demandé une évaluation environnementale afin de préciser les impacts de cette industrie extractive dans la région. Mais «certaines entreprises vont de l’avant, avant même que ce processus ne soit conclu», alerte le WWF, qui affirme que Total va bientôt débuter une exploration aux abords du parc et que la société britannique Soco International aurait d’ores et déjà démarré des activités à l’intérieur.

Pour stopper toute exploration, l’association de protection de l’environnement lance donc ce 11 mai une campagne nationale intitulée «SOSVirunga».

Isabelle Autissier, sa présidente, s’est rendue à l’assemblée générale des actionnaires de Total, ce 11 mai. Elle avait transmis une question écrite et a pris la parole lors de la séance de questions-réponses. «La biodiversité, c’est un peu notre assurance-vie à nous tous sur la planète», a-t-elle rappelé. Elle a expressément demandé à Christophe de Margerie, PDG du groupe, d’assurer qu’aucune exploration ne serait réalisée au sein du parc, ni dans aucun autre site classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

«Total s’est engagé à ne jamais opérer dans le parc et respecte les lois en vigueur dans les pays où il opère», a répondu Christophe de Margerie, qui a toutefois confirmé que des opérations de prospection allaient être menées en périphérie.

 



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