Un Observatoire pour la précarité énergétique

Le 01 mars 2011 par Célia Fontaine
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Afin de mieux mesurer les phénomènes de précarité énergétique, un observatoire dédié à la question a été mis en place aujourd’hui 1er mars 2011 par le ministère en charge de l’écologie et celui en charge de l’énergie.

«Est en situation de précarité énergétique au titre de la présente loi une personne qui éprouve dans son logement des difficultés particulières à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires en raison de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’habitat.». Telle est la définition de la précarité énergétique qui a été introduite dans la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement (Grenelle II).

En d’autres termes, cette définition recouvre les foyers mal chauffés, les installations vétustes et dangereuses, les maladies respiratoires qui en résultent… Le phénomène de précarité des ménages les plus fragiles au regard de leur accès à l’énergie reste mal connu. Or, un Français sur dix, soit 6,5 millions, a souffert du froid en janvier car mal chauffé, et près de 3,4 millions de ménages (13% des ménages français) consacrent en France plus de 10% de leurs ressources à payer leurs factures d’énergie, a indiqué Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre en charge de l’écologie. C’est pourquoi le gouvernement a souhaité mettre en place un plan d’action «sans précédent», afin notamment d’aider les plus modestes à diminuer la facture énergétique de leurs foyers.

L’Observatoire de la précarité énergétique qui vient d’être créé sera présidé par Jérôme Vignon, l’actuel Président de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes). Il réunira aussi bien les acteurs de la solidarité, de l’énergie que du logement[1].

L’Observatoire permettra «d’assurer le suivi des aides financières publiques et privées apportées aux ménages précaires, ainsi que le suivi des actions, des initiatives locales ou nationales, pour en mesurer les impacts et en partager les expériences», explique le ministère en charge de l’écologie dans un communiqué du 1er mars. L’action publique devrait ainsi être améliorée grâce à une meilleure coordination entre les acteurs (État, collectivités territoriales, entreprises de l’énergie, associations, institutions spécialisées des domaines de l’énergie et/ou de l’habitat).



[1] Agence nationale de l’habitat (Anah), Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), Association des régions de France (ARF), Electricité de France (EDF), GDF Suez, Médiateur national de l’énergie (MNE), Union sociale pour l’habitat (USH), Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés, Haut comité pour le logement des personnes défavorisées (HCPLD), Plan Bâtiment Grenelle, Union Nationale des Centres Communaux et Intercommunaux d’Action Sociale (UNCCAS), Fédération Nationale des collectivités concédantes et Régies (FNCCR)



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