Un nouveau marché de CO2 américain

Le 28 juillet 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Onze Etats américains et provinces canadiennes ont annoncé, lundi 26 juillet, l’ouverture prochaine du plus important marché des quotas d’émissions de gaz à effet de serre d’Amérique du Nord. Réunis à l’invitation du gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger, les dirigeants dela Western ClimateInitiative(WCI) ont présenté un projet sur lequel ils phosphorent depuis déjà quatre ans.

Prévu pour démarrer en 2012, ce dispositif obligera les installations industrielles émettant plus de 25.000 tonnes de CO 2 équivalent par an à réduire leurs émissions. L’objectif visé est de diminuer de 15%, en huit ans, les rejets de sept gaz à effet de serre (CO2, méthane, protoxyde d’azote, trifluorure d'azote, hexafluorure de soufre, hydrofluorocarbones, perfluorocarbones) des 11 Etats et provinces : Arizona, Californie, Utah, Nouveau Mexique, Washington, Oregon, Montana, Colombie britannique, Manitoba, Ontario et Québec. Des régions qui abritent 20% de la population américaine et 79% des Canadiens. Si le but était atteint, le montant total des économies d’énergie pourrait atteindre les 100 milliards de dollars par an à l’horizon 2020.

Ce beau programme pourrait connaître quelques tentatives de torpillage. A l’initiative de deux compagnies pétrolières texanes, la Californie organise, en novembre, un référendum sur l’application dela loi AB 32, à l’origine de la création dela WCI. Parailleurs, l’Arizona, l’Utah, l’Etat de Washington, l’Oregon, le Montana et le Manitoba ont annoncé qu’ils retarderaient l’ouverture, sur leur territoire, du marché de GES, par peur de voir monter les prix de l’énergie.

Si elle voit le jour, la WCI sera le second marché nord-américain de permis d’émission de GES, aprèsla Regional Greenhouse GasInitiative (RGGI) qui régule les émissions de CO2 des centrales électriques du Connecticut, du Delaware, du Maine, du Maryland, du Massachusetts, du New Hampshire, du New Jersey, de New York, de Rhode Island et du Vermont. Créé en 2003, la RGGI vise à ce que les centrales thermiques de plus de 25 MW des Etats membres réduisent de 10% leurs émissions de CO 2 entre 2008 et 2018.



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