Un nouveau barème pour le recyclage des papiers

Le 26 septembre 2012 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Le nouveau barème ne couvrira que 20% des coûts de collecte et de recyclage
Le nouveau barème ne couvrira que 20% des coûts de collecte et de recyclage

Après 15 mois de négociations, le nouveau barème financier applicable aux collectivités a été validé le 24 septembre par le ministère de l’écologie. A partir du 1er janvier 2013, l’éco-organisme Eco-Folio devra verser 15 euros de plus par tonne de déchets de papier recyclé, soit 80 €/t au lieu de 65 €/t. Ce nouveau tarif a été acté à l’occasion du réagrément d’Eco-Folio pour 4 ans (2013-2016).

Dans un communiqué, le ministère de l'écologie a indiqué que ce barème devrait permettre d’atteindre un taux de recyclage du papier de 60% en 2018 (47% aujourd’hui). En parallèle, l’aide à la valorisation énergétique sera progressivement baissée pour les installations de faible rendement. Une aide de 10 M€ complètera le dispositif pour aider les collectivités à investir dans des équipements de recyclage et des opérations de sensibilisation.

Eco-Folio a indiqué que la hausse du recyclage s’appuierait sur les gisements de papiers bureautiques collectés par le service public. Un système de bonus/malus devra aussi favoriser l’éco-conception des produits mis sur le marché.

Ce soutien apporté aux collectivités locales est issu du montant des éco-contributions versées à Eco-Folio par les émetteurs de papiers, essentiellement des annuaires, des ramettes et des publicités (la presse et le livre en sont dispensés). Mais cette hausse théorique de 25% ne satisfait pas les collectivités locales, qui déplorent toujours une trop faible couverture de leurs coûts de gestion, environ 20% à la charge de l’éco-organisme (moins de 15% auparavant) contre 80% pour les collectivités.

Nicolas Garnier, délégué général de l’association Amorce, éprouve un sentiment «d’injustice et de confusion». Selon lui, les négociations ne se sont pas concentrées sur la prise en charge des coûts de gestion des déchets mais sur la seule santé économique des acteurs de la filière, comme les papetiers. «Au final, ce sont les contribuables qui devront payer les conséquences de la crise économique, même si certains s’en sortent bien et qu’une aide au développement de l’emploi dans le secteur des déchets pourrait aussi stimuler l’économie», affirme-t-il.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus