Un manque d’eau critique dans le sud

Le 01 mars 2007 par Agnès Ginestet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
secheresse
secheresse

Réuni par la ministre chargée de l’environnement Nelly Olin le 1er mars, le comité sécheresse a jugé préoccupante la situation hydrologique de la France. Des mesures devraient prochainement être annoncées dans les zones particulièrement touchées.

Climat doux, manque de neige et de pluies efficaces: les ressources en eau du pays connaissent encore une fois une période difficile. Les Pyrénées et le Languedoc-Roussillon accusent un déficit pluviométrique supérieur au reste de la France, où la pluviométrie moyenne est légèrement en-dessous de la normale. Le déficit en pluies efficaces qui alimentent les nappes était fin janvier de 70% sur la moitié du pays. Dans le bassin parisien, la nappe de la Beauce se recharge à peine, de même que celle de Champigny, pour laquelle le préfet de Seine-et-Marne a pris un arrêté de restriction des usages. Seules les régions Bretagne et Pays-de-la-Loire ne se trouvent pas dans la situation observée en 2005. «Le Languedoc-Roussillon est davantage touché que l'année dernière. Cette année, il n'y a pas de neige et on s'attend donc à une période beaucoup plus dure. Il y aura des mesures à prendre», a déclaré Nelly Olin. Dans le sud-ouest, où les bassins de la Garonne, de l'Ariège ou encore de l'Aveyron ont connu une succession de sécheresses, les préfets ont déjà commencé à réunir des comités sécheresse.

Le déficit de neige, surtout dans les Pyrénées, est très préoccupant. «Ce sera autant d'eau en moins pour le printemps et l'été permettant d'alimenter les rivières», explique ainsi Jean-Louis Beseme, président du comité sécheresse. «Il y aura un impact sur la reproduction des poissons dans les mois qui viennent», a-t-il ajouté. Dans les Pyrénées, notamment les Pyrénées-Orientales, les ressources sont rares pour les barrages. Même si EDF estime que la situation nationale en matière d'hydroélectricité n'est pas trop préoccupante, le remplissage moyen y atteint seulement le tiers des capacités.

Lors de sa réunion, le comité sécheresse a également fait un point sur le plan de gestion de la rareté de l'eau, qui doit permettre de «rétablir durablement l'équilibre en offre et demande en eau». Par ailleurs, Nelly Olin n'exclut pas de relancer cette année un appel aux agriculteurs similaire à celui qu'elle a lancé l'an dernier avec le ministre chargé de l'agriculture, Dominique Bussereau, visant à la production de cultures économes en eau. Elle a aussi demandé aux préfets du bassin Adour-Garonne de faire une communication en direction des agriculteurs dans les prochains jours.

Toutefois, les mesures qui seront prises ne sont toutefois pas encore connues. «Le monde agricole a très bien intégré les contraintes auxquelles il doit faire face», a indiqué Jean-Louis Beseme, ajoutant: «L'organisation de filières pour des cultures alternatives au maïs prend du temps». Selon lui, les surfaces recouvertes de maïs, irrigué ou non, seront cette année équivalentes à celles de 2006. 

A l'échelle européenne, une initiative politique a été lancée, prenant en compte les effets de la sécheresse dans le cadre de la directive cadre sur l'eau. «Cette action est menée principalement avec nos partenaires italiens et espagnols», a précisé Nelly Olin. «Une première partie des travaux a été présentée fin 2006. La Commission travaille à une communication avant l'été», a-t-elle ajouté.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus