Un management QSE en international

Le 01 décembre 2005 par Claire Avignon
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polllutec
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Lors du salon Pollutec, la société de chimie Soppec (16 millions de chiffre d'affaires en 2005, 70 employés) a reçu le 2e prix en management environnemental pour le développement durable, après avoir été triplement certifiée Iso 9.001, Iso 14.001 et Ohsas 18.001.

Comme pour beaucoup d'entreprises, l'instauration dans les années 2000 du management environnemental de la PMI Soppec prend racine dans le management de qualité mis en place dans les années 1990. «Ce développement s'est avéré nécessaire pour pouvoir nous développer à l'international», explique Claude-Bernard Michelot, directeur général adjoint de la société spécialiste de la peinture fluo de marquage, utilisée pour le repérage provisoire dans les chantiers de BTP, le marquage forestier et celui des usines. Par ailleurs, le fait que l'usine soit devenue Seveso seuil bas en 2000 a rendu indispensable la mise en place d'une démarche prenant en compte la réglementation. Les certifications Iso 9.001 (qualité), Iso 14.001 (environnement) et Ohsas 18.001 (santé-sécurité) ont été données en décembre 2004, soit moins de 2 ans après la prise de décision de 2003.

L'un des enjeux les plus importants a été de diminuer la consommation importante de solvants de nettoyage, en termes d'environnement mais aussi de santé et de sécurité, puisque les solvants émettent des composés organiques volatils (COV). Entre 2003 et mi-2005, la consommation de solvants a chuté de 45% à production égale, par l'optimisation de la planification de la production, la sensibilisation et la responsabilisation du personnel.

Autre résultat visible: la réduction de 45%, entre 2004 et mi-2005, de la production de déchets non recyclables. Ce résultat provient principalement de la création d'un emballage recyclable de produits fluorescents, les matières premières pulvérulentes. «En France, nous sommes l'un des plus gros consommateurs de ce produit, avec plus de 100 tonnes par an, précise Claude-Bernard Michelot. Or, les produits fluorescents sont conditionnés par sacs de 10 kilogrammes (kg), ce qui fait une production importante de sacs. Grâce à notre travail avec notre fournisseur américain, les emballages vont désormais dans la filière de cartons, et sont utilisés dans l'industrie papetière.» Ces deux démarches ont permis de faire des économies non négligeables en consommation de solvants, mais aussi en gestion des déchets, le traitement des déchets industriels banals (DIB) étant de plus en plus coûteux. Parallèlement, le management a demandé le recrutement d'une personne chargée à temps plein de la qualité-sécurité-environnement (QSE), mais peu d'autres investissements. «Au final, les bénéfices apparaissent évidents, surtout que les certifications nous ouvrent des portes à l'international.»

Côté santé et sécurité, les premiers projets de Soppec ont porté sur l'utilisation des produits chimiques dangereux, en éliminant de ses peintures les composés classés cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR), et en développant des produits de substitution. «Cela fait plusieurs années que nous travaillons sur ce sujet, rappelle le directeur général délégué de la PMI. Ainsi, nous avons été les premiers à mettre sur le marché une peinture sans toluène (1) en 1993.»

Prochaine étape pour Soppec: mieux intégrer les aspects sociaux à sa démarche QSE, afin de mettre en place une démarche de développement durable.

(1) Dans l'Union européenne, le toluène est classé facilement inflammable, toxique pour la reproduction (catégorie 3), nocif, et irritant.


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