Un mammifère s'éteint à cause du changement climatique

Le 14 juin 2016 par Marine Jobert
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Un rongeur de la famille des mélomys.
Un rongeur de la famille des mélomys.
DR

Une alimentation difficile à trouver dans un habitat réduit par des inondations causées par la montée des eaux et de violentes et fréquentes tempêtes. Un petit rongeur endémique d’une minuscule île australienne serait le premier mammifère officiellement éteint pour cause de changement climatique.

Melomys rubicola, premier mammifère victime du changement climatique anthropogénique? C’est la conclusion à laquelle sont parvenus des scientifiques de l’université de Queensland (Australie), dans un article Partis en 2014 à la recherche du rongeur endémique de Bramble Cay avec force cages et caméras, ils sont rentrés bredouille de leurs expéditions. Ce minuscule récif est situé à proximité de la Grande barrière de corail et au sud-est de la Papouasie Nouvelle-Guinée, en limite des eaux territoriales australiennes. D’une superficie de 4 hectares, l’île culmine à 3 mètres au-dessus des vagues: c’est en 2009 que le rongeur avait été observé pour la dernière fois.

Inondations successives

Les chercheurs font l’hypothèse qu’il a été victime d’inondations successives dues à la montée des eaux et à la multiplication des tempêtes violentes, qui ont détruit son habitat et ses sources de subsistance au cours de la dernière décennie. «Cela constitue probablement la première extinction enregistrée de mammifère causée par le changement climatique anthropogénique», concluent les cosignataires de l’article.

6e crise d’extinction

Lors des premières observations de ce mammifère, en 1845, les marins européens ont témoigné de sa présence en très grande quantité. En 1978, des centaines d’individus occupaient encore les lieux, tout comme des tortues vertes (ou tortues franches). Mais depuis 2009, aucun rongeur n’avait été observé, en dépit du déploiement de tout un attirail sur l’île et de plusieurs déplacements. «Des espèces, cantonnées à de petites îles peu élevées, ou avec des contraintes environnementales élevées, sont les plus susceptibles d’être touchées en premier», a expliqué John White, écologue à la Deakin University, cité par The Guardian.

 



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