Un indice environnemental, au côté du PIB, en 2010

Le 09 septembre 2009 par Sabine Casalonga
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La Commission européenne a annoncé mardi qu’une version pilote d’un nouvel indice environnemental viendra compléter en 2010 les indicateurs économiques de l'UE. «Pour changer le monde, nous devons changer la façon dont nous le comprenons, et pour ce faire nous avons besoin d'aller au-delà du Produit intérieur brut (PIB)», a déclaré Stavros Dimas, commissaire européen à l'environnement dans un communiqué du 8 septembre. De fait, le PIB ne mesure ni le bien-être, ni la qualité de l’environnement ni la cohésion sociale.

Ce nouvel indicateur qui évaluera les progrès des politiques et de la protection de l‘environnement, prendra en compte les émissions de gaz à effet de serre (GES), le déclin des paysages, la pollution de l’air, la consommation d’eau et la génération de déchets. La Commission ambitionne en outre d’accélérer la production des données environnementales et sociales, actuellement publiées après 2 ou 3 ans, contre seulement quelques semaines pour les indicateurs économiques. Stavros Dimas espère qu’à terme ce nouvel indice environnemental sera publié au côté du PIB.

La définition d’indicateurs économiques, la révision de la fiscalité et l’intégration de la biodiversité dans la comptabilité des entreprises et dans le calcul du PIB, ont également été identifiées comme prioritaires par la secrétaire d’Etat à l’écologie, dans un discours prononcé mardi à la conférence «Visions de la biodiversité au-delà de 2010» organisée à Strömstad (Suède) par la présidence suédoise de l’UE. Chantal Jouanno a toutefois exclu «de faire entrer la nature dans un système de marché». Elle rappelle que les conclusions de la Commission Amartya Sen et Stiglitz sur les nouveaux indicateurs de richesse seront rendues le 14 janvier.

La secrétaire d’Etat a en outre déclaré qu’«une véritable Organisation mondiale de l’environnement», aux côtés de l’OMC, est «incontournable». Soulignant que la «crise de la biodiversité sera la première crise écologique», Chantal Jouanno a indiqué que la création de la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes (IPBES) ou «Giec» de la biodiversité était «la priorité des priorités». «Comme sur le climat, l’Europe doit afficher une position claire», a indiqué la secrétaire d’Etat.

«Année internationale de la biodiversité», 2010 verra l’échec de l’objectif que s’était fixé l’UE de stopper le déclin de la biodiversité. Le Conseil environnement de l’UE du 25 juin avait conclu à la nécessité d’élaborer, d’ici fin 2009, une vision pour la biodiversité au-delà de 2010 (1) en vue des négociations internationales sur cette thématique. La 10e conférence des parties à la Convention sur la biodiversité en octobre 2010 à Nagoya (Japon) sera le prochain rendez-vous.

(1) Dans le JDLE «Conseil Environnement: espèces invasives et protection des sols»



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