Un fonds d’investissement écolo

Le 30 novembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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«Faire participer les acteurs locaux aux projets énergétiques régionaux.» Un séduisant concept qui a pris corps en Belgique, en Allemagne et au Danemark, où des centaines de coopératives financent des parcs éoliens et des fermes photovoltaïques.
 
En France, les écolos réfléchissent à pareille structure depuis des années. Laquelle est en passe de devenir réalité. Mardi 29 novembre, dans un sympathique café parisien, a été officiellement lancée l’offre au public de titres financiers (OPTF) d’Energie partagée Investissement. En clair, la coopérative électrique Enercoop, la société financière de la Nef, l’agence de l’énergie des Ardennes, Inddigo, Eoliennes en pays de Vilaine et le comité de liaison des énergies renouvelables ont créé, il y a plus de trois ans, un fonds d’investissements «pour la transition énergétique».
 
Déjà doté d’un capital de 1,2 million d’euros, Energie partagée va «soutenir des projets énergétiques (de production ou d’efficacité énergétique) montés par des collectivités locales ou des citoyens», résume Bernard Laponche, expert en politique énergétique et président des amis d’Enercoop.
 
Cela étant, la taille du capital reste encore un peu faible pour susciter l’intérêt des investisseurs. Raison pour laquelle Energie partagée fait appel à l’épargne publique, sous le contrôle de l’Autorité des marchés financiers (AMF).
 
Objectif: lever 3 M€ supplémentaires avant septembre 2012. «Cela peut paraître modeste, mais si nous réussissons, nous devrions pouvoir actionner des leviers financiers, de l’ordre de 15 à 20 M€», précise Jean-Marc de Boni, président de la société financière de la Nef.
 
Epargne publique implique que tous les types d’investisseurs peuvent souscrire des actions du fonds (100 € l’unité): du simple citoyen à la filiale d’une banque classique. «Il faudra, bien sûr, qu’ils respectent la charte d’Energie partagée et notre business model», indique Jean-Marc de Boni.
 
En clair, le fonds n’investira que dans des projets d’amélioration de l’efficacité énergétique et des unités de production utilisant les énergies renouvelables (éolien et photovoltaïque, surtout), «à la condition que cela respecte l’environnement», rappelle Jean-Marc de Boni. Les promoteurs de barrages ou d’usines d’incinération d’ordures ménagères avec valorisation de l’énergie en seront pour leurs frais.
 
Les investisseurs ne doivent pas non plus s’attendre à faire la culbute. Chez Energie partagée, la spéculation est interdite. «Nous avons prévu d’accompagner les projets sur le moyen terme, c’est-à-dire entre 7 et 10 ans. Sauf décision contraire du conseil d’administration, nous ne distribuerons pas de dividendes. Et la rémunération moyenne des actionnaires devrait atteindre les 4% par an.»


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