Un Européen sur 5 prend des compléments à base de plantes

Le 02 avril 2014 par Romain Loury
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Près de 20% des Européens consomment des compléments alimentaires à base de plantes.
Près de 20% des Européens consomment des compléments alimentaires à base de plantes.
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Près de 20% des Européens consomment des compléments alimentaires à base de plantes, en premier lieu du ginkgo biloba, selon des résultats du projet PlantLIBRA publiés dans la revue PLoS ONE.

Reflétant le flou qui règne sur les produits à base de plantes, régulés très différemment d’un pays à l’autre, personne n’a réellement idée du nombre de consommateurs en Europe, de leur profil sociologique, de la fréquence d’usage, voire des produits les plus populaires. D’où le projet européen PlantLIBRA, qui pour la première fois donne une meilleure idée du marché.

Menée dans 6 pays européens (Allemagne, Espagne, Finlande, Italie, Roumanie, Royaume-Uni), cette étude estime à 18,8% le taux d’Européens consommant des compléments alimentaires à base de plantes. Les Italiens sont ceux qui en prennent le plus (22,7%), loin devant la Finlande, en queue de cortège avec ses 9,6%.

Le consommateur moyen de ces produits est plutôt âgé (près des deux tiers ont plus de 40 ans), dispose d’un bon niveau d’études, affirme souvent ne jamais avoir fumé de sa vie. La grande majorité (75,5%) s’estiment en très bonne santé. Hormis ces produits à base de plantes, 65,1% indiquent ne pas souvent prendre d’autres types de compléments alimentaires, tels que les vitamines.

Une consommation plutôt modeste

Ces utilisateurs s’avèrent d’ailleurs plutôt raisonnables quant à ces produits: leur consommation se restreint généralement à certaines périodes, par exemple lors d’une baisse de forme; 83% d’entre eux n’ont pris qu’un seul de ces produits au cours des 12 mois, seuls 4% affirmant en avoir pris au moins trois.

Sans surprise, c’est le ginkgo biloba qui est le plus utilisé, suivi par l’onagre bisannuelle, l’artichaut, le ginseng ne venant qu’en 4e position et l’aloe vera en 5e. Là aussi, les chercheurs montrent des variations selon l’âge, et même d’un pays à l’autre. Ce qui pourrait refléter des législations fluctuantes en Europe, où un produit peut, selon la loi nationale, être considéré comme un complément alimentaire ou un produit de santé à base de plantes.



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