Un énième pacte contre le gaspillage alimentaire

Le 29 janvier 2020 par Stéphanie Senet
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10 millions de tonnes de denrées encore consommables sont jetées chaque année
10 millions de tonnes de denrées encore consommables sont jetées chaque année

38 distributeurs, industriels, fédérations professionnelles, associations de consommateurs et de protection de l’environnement ont signé, le 28 janvier, un pacte national contre le gaspillage alimentaire, basé sur la clarification des dates de consommation.

Too good to go. Pour leur pacte, les signataires ont choisi le nom de l’appli antigaspi, à l’origine de l’initiative. Une initiative qui repose sur «10 engagements co-construits, concrets et mesurables», selon le communiqué de presse. Vieille comme Hérode, la clarification des dates affichées sur les produits fait figure de proposition la plus efficace pour réduire le gaspillage alimentaire, qui génère 10 millions de tonnes de déchets par an en France selon l’Agence de l’environnement et de maîtrise de l’énergie (Ademe)[1]. Les consommateurs confondent en effet la date limite de consommation (DLC) et la date de durabilité minimale (DDM) au-delà de laquelle les produits peuvent encore être consommés. L’idée est de compléter ces dates par des pictogrammes visuels plus suggestifs.

Sensibiliser encore et encore

Deuxième idée : accentuer la sensibilisation de tous les publics, consommateurs mais aussi producteurs, collaborateurs des industries agroalimentaires et distributeurs. Une campagne nationale devrait bientôt être diffusée et des rayons antigaspi devraient émerger dans les rayons.

Cartographie antigaspi

Pour valoriser les produits exclus des circuits de vente, le pacte propose de cartographier, dans chaque territoire, l’ensemble des acteurs antigaspi, des associations caritatives aux conserveries solidaires.

Bonne pratiques

Plus généralement, les signataires s’engagent aussi à «harmoniser les bonnes pratiques», en remplaçant par exemple les DLC par des DDM quand cela est possible, et «optimiser les flux de distribution».

Les groupes Carrefours, Cora, Leclerc, Intermarché, Monoprix, Bel, Danone, Les 2 vaches, Michel et Augustin, France Nature Environnement et Familles rurales font partie des premiers signataires de ce nouveau pacte. Pour mémoire, le premier pacte national a été lancé en juin 2013. Il visait à diviser par deux le gaspillage alimentaire d’ici à 2025. Misant sur le volontarisme, il n’a pas produit les effets attendus.  



[1] Dont 30% proviennent de la consommation des ménages