Un éco-comparateur pour voyager «écologique»

Le 18 octobre 2006 par Agnès Ginestet
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Le site marchand Voyages-SNCF.com vient de lancer cet outil en partenariat avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Une manière d’encourager les déplacements en limitant les émissions de CO2.

Durée, prix en temps réel, indice environnement. Il est possible de choisir le mode de transport que l'on souhaite emprunter pour se rendre à un endroit précis en tenant compte de ces trois critères. L'éco-comparateur, accessible en ligne, couvre non seulement les destinations sur le territoire français, mais des villes européennes proches, notamment en Suisse et en Grande-Bretagne. Un million d'euros a été investi dans ce projet par Voyages-SNCF.com, filiale du groupe SNCF, qui a travaillé avec l'Ademe pour la partie environnementale et avec la société Mappy pour la partie automobile. «Nous souhaitons notamment «aller chercher» les automobilistes en leur montrant qu'il existe des alternatives», a déclaré Rachel Picard, directrice générale adjointe de Voyages-SNCF.com.

Si l'on souhaite réserver un aller-retour Paris-Nice pour une personne, l'éco-comparateur affiche un impact climatique de 7,4 kilogrammes (kg) de CO2 pour le train, de 200 kg pour l'avion et de 373 kg pour la voiture. En revanche, si l'on considère un voyage Paris-Nice pour trois personnes, faire le trajet en avion génère presque deux fois plus d'émissions de CO2 qu'en voiture (600 contre 373 kg de CO2). Le train demeurant le moyen de déplacement le moins polluant.

Les calculs de l'éco-comparateur tiennent compte du type de voiture utilisé (moins de 5 chevaux (CV), entre 6 et 10 CV, et plus de 10 CV), et du type de carburant utilisé. Essence, gasoil et GPL sont pour l'instant proposés, mais l'Ademe estime qu'il sera possible d'aller plus loin, en incluant notamment les biocarburants. Les partenaires du projet réfléchissent également à calculer les rejets carboniques des trajets porte-à-porte, selon que le voyageur prend le taxi ou le métro.

Malgré tout, une étude réalisée pour Voyages-SNCF.com en avril auprès de 500 internautes montre que l'environnement intervient à 4% seulement dans les critères de choix d'un mode de transport. Un pourcentage très faible par rapport aux principaux critères: le prix (68%), la facilité pour se rendre jusqu'à la destination finale (56%) et la durée du parcours (53%).

«Aujourd'hui, l'environnement n'est pas un critère déterminant pour les consommateurs, a reconnu Mathias Emmerich, directeur général de Voyages-sncf.com. Cela ne sert à rien de donner des messages catastrophistes et nous serons contents si dans un an, 10 à 15 % des gens disent qu'ils ont choisi leur mode de transport sur des critères environnementaux».

«Il n'y a pas de corrélation entre les coûts et les émissions de CO2. Par ailleurs, nous désirons encourager les personnes à consulter un site qui propose la neutralisation des émissions, comme par exemple Action carbone.org», a souligné Michèle Pappalardo.

Le secteur des transports contribue à environ 25% des émissions de gaz à effet de serre en France. Or l'objectif que s'est fixé la France est de diviser par quatre ses émissions d'ici 2050. Un Français émet actuellement 8 tonnes de CO2 par an. Pour atteindre l'objectif, il faudrait donc qu'il n'en génère que deux, soit l'équivalent d'un voyage aller Paris-Pékin.




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