Un éclairage public plus économe et confortable

Le 18 octobre 2004 par Claire Avignon
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L'éclairage public ne représente pas plus de 1% de la consommation nationale d'électricité avec 4,9 terawatts-heures. Mais pour les collectivités territoriales, les sources d'économies semblent trop importantes pour les négliger.

L'éclairage public reste le premier consommateur d'électricité d'une collectivité. Et c'est aussi le poste le plus facile à maîtriser. «C'est par ce poste que nous avons décidé de commencer notre politique d'économie d'énergie car il ne dépend pas du comportement des gens. Tout est automatisé», analyse Philippe Chaize. Ce chargé de direction du Syndicat intercommunal d'électricité de l'Ain (SIEA) a demandé en 2000 à Schneider Electric de développer une technologie qui permet de diminuer la facture d'électricité tout en garantissant une bonne vision nocturne aux conducteurs et aux piétons. Nommé Lubio, le produit se présente sous la forme d'un boîtier qui s'installe dans les coffrets d'éclairage existants ou les postes de distribution. Il n'a pas nécessité d'innovation mais l'assemblage de trois fonctions techniques maitrisées.

Le boîtier comprend une régulation de la tension la nuit. En diminuant la tension de 230 volts à 180 volts, on baisse la luminosité sans affecter le confort de l'oeil. Philippe Chaize souhaitait dès le départ cette solution. En effet, les alternatives présentes sur le marché pour économiser l'énergie ne le convainquent guère. «L'extinction une partie de la nuit est dangereuse pour les piétons. Et elle facilite les cambriolages. Certaines communes éteignent une lampe sur deux. Mais ça se révèle peu confortable pour l'oeil qui passe d'une lumière vive à l'obscurité.» De plus, la nuit, l'éclairage public supporte toute la tension du réseau, les entreprises et les particuliers éteignant leurs lampes. Ce surcroît de tension augmente la consommation d'électricité et use prématurément les lampes. La régulation rallonge de 25% leur durée de vie. Lubio permet en outre de commander l'éclairage selon les besoins du client: heure de l'ordre d'allumage, de mise sous tension d'économie etc. Par exemple, le pays de Gex, plutôt rural, a choisi d'avoir ces lampes à 180 volts de 21 à 6 heures du matin. Des zones plus urbaines préfèrent diminuer la luminosité de 23 à 5 heures. Enfin, un système d'enregistrement des mesures électriques renseigne sur l'état du réseau et anticipe notamment le remplacement des lampes.

Schneider Electric estime que Lubio devient rentable au bout de cinq ans. Toutefois, sa mise en place s'accompagne généralement d'investissements supplémentaires comme le changement des coffrets électriques obsolètes. Et les 30 à 40% d'économie d'énergie dépendent de la durée de mise sous tension d'économie et surtout du type de lampes. Le système ne peut s'optimiser qu'avec des lampes à sodium ou à iodure métallique, des produits plus récents que l'éclairage à vapeur de mercure. 550 appareils sont déjà installés en France et en Suisse et fonctionnent de manière satisfaisante même leur fiabilité n'est pas encore stabilisée.


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