Un dispositif pour booster le biométhane

Le 20 octobre 2011
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La méthanisation, qui peine à décoller en France, vient d’obtenir un coup de pouce gouvernemental. La production de biogaz, qui peut désormais rejoindre les réseaux de gaz naturel, bénéficie d’un tarif d’achat compris en 45 et 125 euros par mégawattheure.

 

Un nouveau dispositif réglementaire va permettre aux producteurs de biogaz (1) de se raccorder aux réseaux de gaz naturel, a annoncé le ministre de l’énergie Eric Besson, le 18 octobre. Le tarif d’achat a été fixé entre 45 et 125 €/MWh, selon la taille de l’installation, le type d’unité de production et la nature des déchets valorisés.
 
Jusqu’à présent, seules les productions d’électricité et de chaleur, issues de déchets, étaient concernées par des mécanismes de soutien (tarifs préférentiels d’achat d’électricité et fonds Chaleur).
 
Ce nouveau dispositif doit permettre de faire décoller la production de biométhane. Le ministre de l’énergie vise en effet, pour 2020, une production représentant un tiers de la production nationale de gaz naturel, soit 270 millions de mètres cubes par an. Ce soutien est doté d’une enveloppe financière s’élevant à 500 M€ jusqu’à 2020.
 
Pour l’heure, la France compte 197 installations sur son territoire et 46 projets de construction (2). En 2020, si les mécanismes de soutien ont atteint leur but, plus d’un millier d’équipements pourraient fonctionner. Cela représente une source d’énergie non négligeable pour atteindre l’objectif de 23% d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique de 2020, comme le prévoit la directive européenne de 2009 sur la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables.
 
Concrètement, 5 secteurs sont aujourd’hui intéressés par la méthanisation: l’industrie qui cherche à valoriser ses déchets et ses effluents (en particulier l’agroalimentaire, la chimie et la papeterie), l’agriculture et l’élevage qui utilisent le digestat comme fertilisant, les stations d’épuration qui valorisent ainsi leurs boues, ainsi que les installations de traitement des déchets organiques et de stockage.
 
Stéphanie Senet

 

 
(1)   Le biogaz, fabriqué par digestion anaérobie des déchets urbains, industriels ou agricoles, est essentiellement composé de méthane et de dioxyde de carbone. Pour l’injection dans le réseau de gaz naturel, le biogaz doit être épuré au maximum de son CO2 pour être très majoritairement composé de méthane.
(2)   Selon l’état des lieux de la filière méthanisation en France, publié en septembre 2011 par l’Association technique énergie environnement (ATEE).
http://biogaz.atee.fr/news/fullstory.php/aid/271/Etat_des_lieux_de_la_fili_E8re_m_E9thanisation_en_France,_2011.html
 
 


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