Un démarrage chaotique pour l’agrocarburant E10

Le 24 mars 2009 par Sonia Pignet
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Le controversé agrocarburant E10, composé à 90% d’essence sans plomb et à 10% d’éthanol (issu de la distillation de céréales ou de betteraves sucrières), devrait faire son arrivée le 1er avril dans les stations-services françaises. C’est en tout cas ce qui avait été décidé par un arrêté du 26 janvier 2009. Dans les faits, le lancement de ce supercarburant sera plutôt lent, son déploiement se heurtant à quelques difficultés. La principale est liée au transport, car l’E10 ne peut pas emprunter les oléoducs et doit être acheminé par camion. En aval, chaque station doit également s’adapter pour faire de la place à ce nouveau produit et informer les automobilistes sur son usage (voiture immatriculée après 2000 pour qu’il y ait compatibilité). D’après l’AFP, il faudra plusieurs mois avant qu’il n’arrive dans certaines stations.

Ainsi, Esso ne commencera à vendre l’E10 qu’une semaine après le lancement officiel, Total fait état de 300 stations-services équipées en Bretagne et région parisienne au cours de la première quinzaine d’avril sur un réseau d’environ 4.000 stations, etc. Aucune société n’a d’ailleurs annoncé le prix de ce supercarburant.

L’arrivée de l’E10 dans les voitures françaises répond à l’objectif de l’Etat d’atteindre 10% d'agrocarburant d’ici 2015 (contre 2020 pour l’Europe), afin de réduire ses émissions de gaz à effet de serre.


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