Un début d’alliance sino-européenne?

Le 01 décembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Paradoxe. Le 30 novembre, la présidence polonaise de l’Union européenne s’est fait gratifier d’un infâmant «fossil of the day» par les ONG présentes à la conférence climatique de Durban, pour son manque d’efficacité dans la conduite des négociations en cours.
 
De nombreuses sources font pourtant état d’un début de rapprochement entre les positions communautaires et chinoises. Si elle se concrétisait, cette alliance, inédite dans l’histoire des tractations climatiques, pourrait faire avancer la rédaction d’un accord post-Kyoto.
 
Les négociateurs européens ont reçu pour mandat de la Commission de faire adopter une feuille de route des prochaines discussions. L’objectif étant de conclure, vers 2015, un traité contraignant de réduction d’émission, lequel succéderait au protocole de Kyoto dont ne veulent plus ni les Etats-Unis, ni la Russie, ni le Japon, ni le Canada.
 
La Chine n’est pas, a priori, hostile à un tel montage. Beijing a toujours soutenu le principe d’un accord contraignant… pour les pays industrialisés. Surtout s’il prévoit des aides financières et techniques aux pays en développement. Mais les temps changent! L’Empire du milieu est devenu le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre. Et, au rythme sidérant de sa croissance économique, il aura du mal à rester longtemps dans la catégorie des pays en développement.
 
A Durban, les Européens tâtent le terrain. «La Chine et d’autres pays disent qu’ils ne sont pas encore prêts à adopter des objectifs de réduction d’émission contraignants. Nous voulons cependant qu’ils nous disent quand ils le seront», confirme Isaac Valero-Ladrón, porte-parole de Coonie Hedegaard, la commissaire à l’action climatique.
 
Miracle, les choses semblent se décanter. Xu Huaqing, l’un des inspirateurs de la politique climatique chinoise, a laissé entendre le 30 novembre que son pays pourrait prochainement se fixer un objectif contraignant de réduction d’émission de GES pour une période débutant en 2020. Une première!
 
Jusqu’à présent, la Chine a indiqué vouloir réduire de 40 à 45% l’intensité carbone de son économie, entre 2005 et 2020. Ce qui signifie tout de même qu’en valeur absolue, elle va doubler le volume de ses émissions carbonées en 15 ans.
 


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