Un climat de conscience

Le 15 mai 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Ségolène Royal aura été jusqu'en Arctique pour constater les effets du réchauffement.
Ségolène Royal aura été jusqu'en Arctique pour constater les effets du réchauffement.
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Ségolène Royal s’est beaucoup dépensée pour faire ratifier l’Accord de Paris, conclu lors de la COP 21. Cela ne lui aura pas ouvert les portes onusiennes.

 

C’est un sujet qui n’intéressait pas grand monde. Mais sitôt François Hollande élu, il est apparu que le climat, seul, pourrait offrir à la France un succès diplomatique durant le quinquennat. Il faudra quelques mois pour que le ministre des affaires étrangères d’alors, Laurent Fabius, en soit convaincu.

Une COP sur un aéroport

Avec le soutien actif de Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement, le Quai d’Orsay finit toutefois par décrocher l’organisation de la COP 21. Le sommet climatique au cours duquel sera, peut-être, conclu un accord mondial sur le changement climatique sera finalement organisé fin 2015 sur le site de l’aéroport du Bourget. Ce qui fait un peu tiquer la Commission européenne. Qu’importe.

Royal se fait discrète

Devant l’omniprésence de Laurent Fabius, Ségolène Royal se fait (chose rare) relativement discrète. Dans les couloirs de la COP, elle erre parfois à la recherche d’un journaliste qui voudrait bien l’interviewer. Dans les coulisses du sommet, l’équipe de son ancien rival socialiste est à la manœuvre. Avec le succès que l’on sait.

Enfin présidente

Nommé à la présidence du Conseil constitutionnel, l’ancien baron de la Seine-Maritime doit lâcher les rennes climatiques. La présidence de la COP 21 échoit à la ministre de l’environnement. Laquelle se saisit du dossier. Signant désormais ses communiqués des titres de ministre et de présidente (de la COP 21), Ségolène Royal ne ménage pas ses efforts pour faire accélérer la ratification du texte, allant jusqu’à convoquer dans son bureau les ambassadeurs des pays réticents. Ses efforts paient. L’Accord de Paris entre en application le 4 novembre 2016: moins d’un an après avoir été signé. Du jamais vu dans l’histoire des accords internationaux!

Toujours en campagne

L’épopée suffit à faire de la présidente de la COP 21 une star sur la scène climatique internationale. Ségolène Royal profite de sa notoriété planétaire pour tenter de se faire une place au soleil onusien. Elle lorgne sur la direction générale du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Elle consacrera une bonne partie de son été 2016 à convaincre du bien-fondé de sa candidature nombre de dirigeants africains.

Peine perdue. Mi-avril, la locataire de l’Hôtel de Roquelaure reconnaît sa défaite. Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, lui préfère finalement un pro de l’international: le diplomate allemand Achim Steiner, ex-patron du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue).



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