Un avis du CESE sur le numérique et la mobilité

Le 15 avril 2015 par Hélène Bouillon-Duparc
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Le CESE prône la mobilité numérique
Le CESE prône la mobilité numérique

La révolution numérique bouleverse mobilité et comportements. Côté positif, elle autorise un usage partagé des véhicules, d’où un taux d’utilisation plus élevé, un nombre réduit, une libération de l’espace sur la chaussée et une réduction des sources de pollution et de gaz à effet de serre. Elle contribue également à rendre les services publics de transport plus attractifs. Elle n’est toutefois pas sans risque, comme l’a rappelé le Conseil économique, social et environnemental dans un avis du 14 avril.

Dans le transport individuel, le numérique favorise le développement rapide d’une économie collaborative: plates-formes de services de mise en relation, co-voiturage, auto-partage, etc. Et dans le transport collectif, il facilite le voyage: recherche d’itinéraires, consultation des horaires, choix du mode, billettique, passe mobilité, etc. De même, la voiture connectée est déjà une réalité. Mais il convient de veiller à ce que ce nouvel outil soit porteur de progrès pour tous. Pas question que son développement se traduise par un accroissement des disparités de desserte entre territoires, une exclusion sociale liée au prix des outils et à la nécessité de les maîtriser, des réductions d’emplois ou encore un manque de formation adaptée aux nouveaux besoins.

Dans son avis adopté avec 157 voix pour, 0 contre et 3 abstentions, le CESE préconise que les autorités organisatrices de la mobilité fixent des objectifs ambitieux de développement pour les nouvelles offres de mobilité numérique dans les délégations de service public. Il propose d’inciter les collectivités à mettre en place des centrales de mobilité qui reprendraient toutes les offres de transport sur une plate-forme numérique et fourniraient des réponses individualisées aux besoins exprimés, à l’image de ce qui se pratique à Grenoble. Il recommande par ailleurs que le numérique fasse pleinement partie des formations initiales et continues des professionnels de la mobilité pour que ceux-ci ne subissent pas ces changements mais en deviennent des acteurs.

En parallèle, l’assemblée consultative souhaite encourager les développements industriels et européens (cf. R&D, investissement des grands groupes de transport sur les offres innovantes des start-up…). Notons, à cet égard, que certains projets lauréats du Programme des investissements d’avenir portent déjà sur ces thématiques (cf. Audace, Bretagne Mobilité Augmentée, Optimod Lyon) et qu’un autre appel à projets «Véhicules routiers et mobilité du futur» vient d’être lancé.

Le CESE propose également de construire un champion européen à la taille de l’enjeu, «l’Airbus de l’e-mobilité», véritable plate-forme de services où seraient regroupées toutes les solutions de transport de porte-à-porte enrichies d’offres commerciales et de tourisme.

Le CESE souhaite par ailleurs que soient garantis les droits et libertés individuels dans l’utilisation des outils de la mobilité. Il préconise enfin l’e-inclusion, une solution qui permettrait d’éviter les risques de fracture sociale en donnant à tous les possibilités de devenir facilement utilisateurs des applications numériques d’aide à la mobilité. Le Conseil propose d’organiser un grand débat prospectif annuel rassemblant l’ensemble des acteurs afin d’appréhender ensemble les mutations à venir et la manière de les maîtriser.



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