Un appel à l’interdiction mondiale du mercure

Le 12 janvier 2007 par Agnès Ginestet
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Dans le cadre de leur campagne «Gardons la santé, arrêtons le mercure » lancée en octobre 2006, les organisations internationales à but non lucratif Health & environment alliance (HEAL) et Health care without harm (HCWH), en partenariat avec le Centre national de l'information indépendante sur les déchets (CNIID), ont réalisé une étude sur 21 pays. Celle-ci montre que l'on détecte du mercure dans l'organisme de 95% des  femmes testées. Pour l'ensemble des femmes, les teneurs sont inférieures au seuil fixé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), mais pour 16% elles sont supérieures au seuil plus strict de l'United States national research council. Une étude publiée dans The Lancet en novembre 2006 montrait l'impact de substances chimiques, dont le mercure, sur le développement neurologique des foetus et des enfants (1).

«Même si on arrêtait aujourd'hui au niveau mondial toute la production de mercure ainsi que les fuites et émissions, les réserves alimentaires seraient encore contaminées par le mercure pour des années. C'est dès aujourd'hui qu'il faut informer les femmes», a indiqué Génon Jensen de HEAL.

Les trois associations ont lancé un appel à l'Union européenne pour aller vers une interdiction mondiale du mercure lors de la prochaine réunion du conseil d'administration du Programme des Nations unies (Pnue) à Nairobi (Kenya) en février. Rappelons que l'UE élabore actuellement une «stratégie communautaire sur le mercure» visant à réduire la quantité et la circulation de la substance dans l'UE et dans le monde.



(1) Voir l'article du JDLE «Impact de la pollution sur le développement du cerveau»




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