Un abattage d'arbres pour éradiquer le capricorne

Le 19 octobre 2004 par Christine Sévillano
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Les arbres d'une commune de Loire-Atlantique, infectés par le capricorne asiatique, vont être abattus et incinérés. La surveillance se renforce face à cet insecte qui menace les forêts.

Un an après Gien (Loiret), le capricorne asiatique de l'espèce des glabripennis sévit à Saint-Anne-sur-Brivet, près de Nantes. Une campagne d'abattage et d'incinération de 84 arbres infectés par l'insecte a commencé lundi. Une surveillance s'est mise en place dans un rayon de 1000 mètres autour de la zone concernée. Ce dispositif restera longtemps en place. Le Service de la protection des végétaux contrôle toujours les arbres de Gien où le préfet avait fait procéder à l'abattage d'une vingtaine d'entre eux en juin 2003. Cette mesure radicale est la seule solution. Les insecticides sont coûteux et sont suivis de peu d'effets car ils doivent imprégner le capricorne ce qui est difficile à obtenir. L'insecte s'enfouit dans le bois des arbres. Il creuse des galeries principalement dans les feuillus (érables, peupliers, marronnier, platane, saule).

Un autre moyen consisterait à trouver son prédateur naturel, mais il s'agit d'une opération délicate d'autant plus qu'il vient principalement de Chine. Des recherches sont en cours. L'insecte est soupçonné d'avoir été transporté dans des palettes en bois. Il devait se trouver dans les arbres au moment de leur transformation en palettes. Une réglementation impose désormais un traitement des palettes contre les insectes allogènes par le pays expéditeur. Elle s'accompagne de contrôles aux frontières de l'Union européenne pour éviter des invasions. Une autre espèce de capricorne asiatique a ainsi été détectée en France. Le chimensis a été découvert dès 1998 notamment en Ardèche, dans l'Ain et dans l'Isère. "Cette espèce a été retrouvée dans des bonzaïs et s'attaque davantage aux arbres fruitiers", explique Sylvie Augustin, chercheur à l'unité de zoologie forestière de l'Inra à Orléans. "Si nous n'agissons pas, nous avons le risque de voir l'ensemble du territoire français touché par cet insecte. Les arbres des forêts seront ravagés. C'est un travail de longue haleine. Tous les foyers n'ont peut-être pas été détectés", affirme Philippe Reynaud, entomologiste au ministère chargé de l'agriculture. En Chine, les deux espèces, le glabripennis et le chimensis, ont entraîné la destruction de 50 millions d'arbres entre 1991 et 1993.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus