UFC – Que choisir juge la Teom trop élevée

Le 20 octobre 2011
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Après la Cour des Comptes, c’est au tour de l’association l’UFC - Que choisir de critiquer, rapport à l’appui, la gestion des déchets ménagers en France. Pour l’association de consommateurs, la facture s’avère trop salée pour le citoyen.

La taxe d'enlèvement des ordures ménagères (Teom) cumule les critiques. Après son mode de calcul, qui relève de la même base que la taxe foncière, et non d’un indice de production des déchets, c’est désormais sa facture qui fait l’objet de nombreux débats. Au niveau national, la note s’est ainsi élevée, en 2009, à 5,4 milliards d’euros pour un total de 24.600 communes. Cela représente une hausse d’environ 7% par rapport à l’année précédente.
 
«Le montant de cette taxe a même quadruplé en moins de 20 ans, alors qu’aucune augmentation exponentielle des déchets n’a été enregistrée dans le même temps», s’étonne Alain Bazot, président d'UFC–Que choisir. «Si certains coûts peuvent justifier une certaine augmentation, comme des mesures d’évacuation plus drastiques des fumées lors du traitement, cela n’explique pas tout», a-t-il insisté lors d’une conférence de presse, qui s’est tenue le 20 octobre.
 
L’association a tiré cette conclusion après avoir étudié à la loupe les budgets de gestion des déchets de collectivités et établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) ayant recours à la Teom, représentant une population de 15,8 millions de personnes.
 
UFC –Que choisir relève également un manque de transparence financière des politiques locales. Selon elle, 20% des collectivités interrogées n’ont délivré aucune information. Quant aux données récupérées, elles sont si différentes qu’elles compliquent toute analyse comparée.
 
Enfin, des disparités de coûts très importantes sont relevées selon les collectivités. Derrière le coût moyen du service, évalué à 99 € par habitant, le coût à la tonne fait le grand écart: 70 € à Lyon, 149 € à Marseille.
 
L’association recommande donc plus de transparence financière, un contrôle renforcé des budgets locaux et un meilleur pilotage des politiques locales de gestion des déchets.
 
Si d’autres modes de gestion des déchets existent, comme la redevance incitative, la Teom reste le mode le plus largement répandu, puisqu’il touche 89% de la population française.
 
Pour consulter le rapport d’UFC–Que choisir :
http://image.quechoisir.org/var/ezflow_site/storage/original/application/3295bb304695435a856180638e1d9d67.pdf
 
Pour lire l'article du JDLE sur le rapport de la Cour des Comptes
http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-cour-des-comptes-critique-la-gestion-des-dechets-menagers,24980
 
Stéphanie Senet


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