UE: les députés contre le plan environnement-santé

Le 04 février 2005 par Christine Sévillano
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Les députés européens ont contesté le 20 janvier le plan d'action pour l'environnement et la santé mis en œuvre par la Commission européenne. Même s'ils se félicitent de cette initiative, ils estiment qu'il n'est pas assez opérationnel. Les députés veulent des mesures plus concrètes comme l'interdiction rapide de certaines substances chimiques.

Les députés européens ont contesté la semaine dernière le plan d'action mis en oeuvre par la Commission européenne en faveur de la santé et de l'environnement. Ce premier programme, qui s'inscrit dans la stratégie pour l'environnement et la santé (Scale) pour la période 2004 à 2010. Il est destiné à réduire le nombre de maladies dues à la pollution et prévoit la mise en place d'un système d'informations à l'échelle européenne sur l'état de l'environnement, l'écosystème et la santé. Il devra permettre une meilleure coordination entre les secteurs de la santé, de l'environnement et de la recherche. La Commission a défini plus précisément, en juin 2003, 13 actions et notamment des activités de recherche pour mieux comprendre les interactions entre environnement et santé. Quatre maladies doivent être prioritairement traitées: l'asthme et les allergies, les troubles neurologiques du développement, les cancers ou les perturbations du système endocrinien. A partir des conclusions de ce programme, la Commission souhaite réexaminer et adapter la politique de réduction des risques.

Malgré tout, les députés européens estiment que la Commission ne va pas assez loin dans ses propositions comme l'a conclut la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement. Son projet de résolution, rédigé par la députée Frédérique Ries (Belgique) estime qu'il s'agit davantage d'un programme d'évaluation que d'un plan opérationnel. Il pointe un manque d'actions concrètes notamment envers les enfants et d'autres groupes fragiles. Aucune référence n'est faite sur la situation des travailleurs particulièrement exposés. Les députés critiquent aussi l'absence d'un système de biosurveillance dont la mise en oeuvre devrait être immédiate. Capable de mesurer l'exposition aux polluants présents dans l'environnement, ils appellent un système juridiquement contraignant pour les Etats membres.

En outre, il n'est pas évoqué le principe de précaution qui aurait le bénéfice de permettre une action en amont sur les substances dangereuses pour la santé. Les phtalates, les métaux lourds, le plomb, les solvants chlorés ou certains pesticides devraient ainsi être plus aisément et surtout rapidement interdits selon la commission parlementaire. Le plan devrait également proposer une étude de l'impact sur la santé des nouveaux produits de construction et la mention de leurs caractéristiques environnementales et sanitaires. De même, les députés sont insatisfaits de l'approche du plan sur les quatre maladies jugées prioritaires, car il ne prend pas en compte les études scientifiques récentes. Autre pilier de cette stratégie européenne absente du plan d'action de la Commission européenne: la réduction à l'exposition des risques sanitaires dus à l'environnement.




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