UE: les bonnes pratiques en eau et assainissement

Le 15 mai 2006 par Claire Avignon
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Station.Rivi
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Une société d’études vient de publier un rapport qui analyse les facteurs de développement durable des services en eau potable et en assainissement de 8 capitales européennes. Stockholm apparaît comme la ville la plus performante. Paris n’est pas loin derrière.

Quelles sont les bonnes pratiques en termes de développement durable dans les services de gestion de l'eau? Pour répondre à cette question, le Bipe, une société de conseils, a évalué les services de 8 capitales de l'Union européenne: Amsterdam, Athènes, Berlin, Londres, Madrid, Paris, Rome, et Stockholm. «Nous avons choisi des villes qui ont une population suffisamment importante, et qui ont ou n'ont pas mis en place un Agenda 21, explique Catherine Barucq, responsable de l'étude. Nous avons aussi voulu confronter les différents modes de gestion –publics, mixtes, privés.»

Résultat: «Aucun mode de gestion ne s'impose», estime Catherine Barucq, que ce soit pour l'eau potable ou pour l'assainissement. Les opérateurs publics obtiennent de très bons résultats à Stockholm et à Amsterdam, de même que les privés avec le cas de Londres dont l'eau est gérée par Thames water.

D'une manière générale, Stockholm remporte tous les suffrages. Sa compagnie publique, Stockholm Vatten, dessert 1,1 million d'habitants, et se charge à la fois de traiter et distribuer l'eau potable et d'assainir les eaux usées. Ses performances économiques, environnementales, sociales et sociétales sont au-dessus de la moyenne des autres villes dans tous les domaines. La capitale suédoise est la seule à obtenir une note supérieure à 8 sur 10 dans le domaine de l'assainissement. Stockholm Vatten prévoit ainsi un système de covoiturage et d'utilisation de véhicules propres, réduit régulièrement sa consommation d'énergie et sa production de déchets, etc.

Paris obtient également de bons résultats, surtout dans le domaine de l'eau potable où la ville fait partie du trio de tête avec Stockholm et Amsterdam. Ces résultats sont d'autant plus intéressants qu'ils sont obtenus avec la participation des ménages la plus faible pour l'eau potable et l'assainissement. Pour la première, la part de la facture d'eau potable dans le budget des ménages n'est que de 0,3%, contre 0,4% pour Rome, et même 0,8% pour Amsterdam. Pour le second cas, la part atteint 0,3% à Paris, à égalité avec Madrid et Athènes qui ont, elles, de moins bonnes performances. La part de facture la plus forte revient encore à Amsterdam avec 1% du budget des ménages. «Si la capitale néerlandaise a une facture d'eau très élevée, c'est qu'elle doit procéder à des traitements lourds, due à la mauvaise qualité de son eau», explique Catherine Berucq. Ces résultats, analyse le Bipe, montrent qu'obtenir des bonnes performances en développement durable n'influe pas sur la facture d'eau.




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