UE: au revoir l’Estonie, bonjour la Bulgarie

Le 03 janvier 2018 par Stéphanie Senet
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La présidence estonienne de l'UE s'est achevée le 31 décembre
La présidence estonienne de l'UE s'est achevée le 31 décembre

Alors que la Bulgarie a pris, au 1er janvier, les rennes de l’Union européenne, le Bureau européen de l’environnement (BEE) dresse un bilan mitigé de la direction estonienne.

 

Bon sur la protection contre les produits chimiques, mauvais sur le climat et la pêche. C’est, en substance, ce qui ressort du bilan réalisé fin décembre par le BEE, en collaboration avec BirdLife Europe et Seas at Risk.

 

Climat: peut mieux faire

Côté climat, la présidence estonienne a connu des rendez-vous majeurs: paquet Energie Climat 2030, révision de la directive encadrant le système d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre (ETS) pour l’après-2020, partage de l’effort climatique entre les Etats membres…  Mais les résultats s’avèrent décevants. Ils ne permettront pas à l’UE de remplir ses engagements pris lors de l’Accord de Paris. «Il est primordial de développer des mesures complémentaires au niveau de l’UE et au niveau national pour compenser cette décennie perdue», note le BEE.

 

Statu quo sur la pêche

En matière de pêche, le compte n’y est pas non plus. La fédération européenne des ONG environnementales rappelle que l’accord trouvé sur les quotas et les totaux admissibles de pêche pour 2018 ne respecte toujours pas le rendement maximum durable (RMD) pour la totalité des stocks halieutiques et n’a pris aucune mesure forte pour protéger l’anguille, rejetant l’interdiction de pêche proposée de la Commission.

 

Produits chimiques: des efforts réels

Lors de la 3ème assemblée de l’ONU sur l’environnement, le Conseil de l’UE s’est montré actif pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) et a reconnu que la lutte contre la pollution était un défi urgent. Il a aussi lancé un appel à mieux identifier les produits chimiques dangereux, à les remplacer par des molécules plus sûres et à améliorer l’information sur les produits chimiques contenus dans les produits, en lançant l’idée d’un passeport. Ce qui représente « un pas important vers un environnement moins toxique », selon le BEE. Un bémol en revanche du côté des nanomatériaux, dont le développement a été encouragé. Reste à voir ce que recommandera la stratégie Plastique qui doit être publiée en janvier.

 

 

 

 

 

 



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