Turin 2006: la palme des Jeux Olympiques écologiques

Le 11 décembre 2006 par Bérangère Lepetit
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Les JO de Turin 2006, en Italie, auront été des Jeux olympiques verts. C'est ce que révèle un nouveau rapport, réalisé indépendamment du Comité d'organisation des Jeux de Turin (Toroc) et rendu public à l'occasion du Forum mondial pour le sport et l'environnement (G-ForSE). Selon ce rapport, les derniers JO d'hiver ont battu tous les records de viabilité environnementale enregistrés jusqu'ici lors de grandes manifestations sportives.

Entre autres performances: près de 70% des émissions de gaz à effet de serre produites lors des Jeux, organisés du 10 au 26 février 2006, ont été neutralisées. De nombreuses initiatives ont été entreprises à l'échelle nationale pour réduire au maximum les émissions. A titre d'exemple, la région du Piémont a investi 5 millions d'euros dans des projets d'énergie renouvelable et viable, comme des initiatives départementales de chauffage.

Le rapport estime que les déchets n'ont augmenté que de 0,2% à Turin et dans les autres sites olympiques grâce, entre autres, aux mesures de tri sélectif et de recyclage. Selon le rapport, les Jeux d'hiver ont eu un impact positif sur la gestion municipale des déchets. En 2000, en moyenne moins de 20% des déchets et ordures de la région étaient triés en vue de leur recyclage et réutilisation. En 2005, le chiffre s'élevait à plus d'un tiers.

En outre, des réalisations dans les domaines de la préservation des écosystèmes d'eau douce et de montagne et en matière de transport et conception d'immeubles respectueux de l'environnement ont été menées dans le cadre des JO. Le rapport insiste enfin sur l'importance du respect des normes de gestion écologique et de certification environnementale comme Emas et Iso 14.001, ainsi que sur l'adoption d'éco-label par des hôtels et d'autres logements olympiques.

Toutefois de nombreux efforts sont encore à consentir par les organisateurs pour faire des compétitions sportives des événements écologiques. Ainsi, la réduction de la facture climatique annoncée ne tient pas compte du transport des visiteurs qui se sont rendus à Turin. C'est pourtant, de loin, le secteur le plus émetteur de CO2.




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