Tuberculose bovine: la faune sauvage mise sous surveillance

Le 28 septembre 2011 par Romain Loury
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La Direction générale de l’alimentation (DGAl) détaille le fonctionnement du futur réseau de surveillance de la tuberculose bovine dans la faune sauvage, dénommé Sylvatub, dans une note de service publiée sur son site internet.
 
Si la France est depuis 2001 considérée comme «officiellement indemne» de cette maladie animale, elle connait une recrudescence depuis plusieurs années. Avant tout liée à trois départements (Côte-d’Or, Dordogne, Pyrénées-Atlantiques), cette évolution a poussé la DGAl à réagir.
 
Après une circulaire diffusée en mai (voir le JDLE), qui lançait les grandes lignes d’un futur plan de lutte, la DGAl vient de dévoiler le fonctionnement de Sylvatub. Un réseau de surveillance de la faune sauvage, qui regroupera divers acteurs de la santé animale [1].
 
Doté d’un groupe national de suivi, d’un animateur national et d’une base de données, Sylvatub comporte trois niveaux de surveillance selon la situation locale. Quatre zones sont actuellement classées en niveau 3: la forêt de Brotonne-Mauny (Seine-Maritime et Eure), la Côte-d’Or et l’extrémité est de l’Yonne, la Dordogne, ainsi qu’une partie des Pyrénées-Atlantiques et des Landes.
 
Quel que soit le niveau, une surveillance «passive», à savoir un test pratiqué seulement en cas de lésions suspectes, sera menée sur tout cervidé ou sanglier tué lors de la chasse. En outre, Sylvatub sera couplé avec le réseau Sagir, chargé de la surveillance de toutes les maladies de la faune sauvage.
 
Ce n’est qu’à partir du niveau 2 que la DGAl prévoit une surveillance des cadavres d’espèces sensibles (cervidés, sangliers, blaireaux) signalés sur les routes, ainsi qu’une surveillance active des blaireaux dans les zones infectées.
 
Quant au niveau 3, il est le seul à donner lieu à une surveillance «active» des cerfs et des sangliers tués à la chasse.
 
Dans son système de surveillance passive, la DGAl crée le rôle de chasseur-examinateur, formé auprès de sa fédération départementale. Il constitue le premier maillon d’une chaîne d’information, qui comporte ensuite un référent, un laboratoire départemental d’analyse, puis le laboratoire national de référence de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) pour confirmer un résultat positif.
 
A la différence de la surveillance «passive», celle dite «active» ne reposera pas sur la seule présence de lésions. Il s’agira, entre autres, d’analyser «systématiquement» un échantillon de cerfs et de sangliers tués à la chasse, ou de blaireaux piégés près d’élevages infectés, «dans le cadre d’une autorisation strictement encadrée».
 
Chez l’homme, l’impact de la tuberculose bovine est avant tout commercial. Si la maladie est encore diagnostiquée chez des personnes exposées professionnellement, tels que les éleveurs ou les vétérinaires, son risque alimentaire est jugé faible.
 
[1] Sont notamment impliqués l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et l’Association française des directeurs et cadres des laboratoires vétérinaires publics d’analyse (Adilva).


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