Tsunami: le rapport des Nations unies

Le 04 mars 2005 par Christine Sévillano
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Le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) a publié un rapport sur les zones côtières touchées par le tsunami le 26 décembre dernier. Il recommande de ne pas reconstruire sur les côtes et presse les autorités de régler les problèmes des déchets et de l'eau.

Dans un rapport intitulé "Après le tsunami, une évaluation environnementale préliminaire", le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) a formulé des recommandations sur les moyens de réduire la vulnérabilité des côtes asiatiques face à d'éventuelles catastrophes naturelles. L'étude concerne l'Indonésie, les Maldives, la Somalie, le Sri Lanka, la Thaïlande, les Seychelles et le Yémen, et cherche à identifier les lieux sur lesquels il faut éviter la reconstruction de logements, d'hôtels, d'usines et d'infrastructures. Elle insiste sur le fait que l'industrie du tourisme doit donner l'exemple en édifiant les hôtels et stations balnéaires sur des espaces moins exposés aux inondations ou aux raz-de-marée.

Le Pnue note plus précisément qu'un des problèmes majeurs à résoudre est le traitement des déchets issus des immeubles et des autres destructions, sans oublier les décharges de déchets dangereux déplacés par la catastrophe. Banda Aceh en compterait sept à dix millions de mètres cubes.  Le Pnue recommande de se concentrer en priorité sur l'élimination des déchets et la réhabilitation des ressources en eau. Le rapport insiste aussi sur le fait que les autorités devraient interdire les constructions sur les zones côtières, du moins en limiter le nombre. Autre difficulté à surmonter: la contamination des nappes phréatiques et des aquifères par les eaux salées et des bactéries provenant de la mer, de la destruction de fosses septiques et de la rupture de systèmes d'assainissement. En Indonésie, 60.000 puits et 15.000 pompes ont subi une contamination. L'étude note aussi l'endommagement de récifs coralliens, de mangroves et l'érosion des plages. Les autorités locales sont invitées à restaurer la végétation, en particulier les forêts côtières qui apparaissent comme des barrières naturelles permettant d'amortir un peu le choc d'un éventuel nouveau raz-de-marée.




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