Trump: la résistance climatique s’organise

Le 16 décembre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Jerry Brown a fait un tabac à l'AGU.
Jerry Brown a fait un tabac à l'AGU.
AGU

A mesure qu’approche l’échéance de l’entrée en fonction de Donald Trump, de plus en plus de voix se font entendre pour défendre les sciences du climat et la lutte contre le réchauffement.

Invité vedette du congrès annuel de l’union américaine de géophysique (AGU), le gouverneur de Californie a tenté de rassurer, jeudi 15 décembre, les centaines de climatologues présents à San Francisco. Après avoir rappelé les fondamentaux de la politique climatique du Golden State[1], Jerry Brown a apporté un soutien inconditionnel aux scientifiques. Soulignant que les conséquences du réchauffement étaient réelles et qu’elles ne se limitaient pas à 140 signes (longueur maximale d’un texte sur Twitter, réseau social qu’affectionne Donald Trump), le gouverneur de la 6e économie du monde a affirmé que les laboratoires et les universités situés dans l’état fédéré continueraient quoi qu’il arrive à produire de la vraie science.

Des laboratoires et des avocats

Et Jerry Brown de proposer d’affréter des satellites d’observation pour le cas où la Nasa ou la Noaa[2] se verraient interdire par la prochaine administration de collecter des données sur le climat. «Ici, nous avons des laboratoires, mais nous avons aussi beaucoup d’avocats», a prévenu Jerry Brown, déclenchant un tonnerre d’applaudissements. Une référence, peut-être, au mouvement sécessionniste local qui, depuis l’élection présidentielle, réclame un référendum d’autodétermination.

protégez vos données

Plus sérieusement, les chercheurs préparent leurs arrières. A l’initiative de l’université de Toronto (Canada), les climatologues sont invités à sécuriser leurs données vitales et à les copier sur des serveurs hors d’atteinte de la prochaine administration. Si possible avant le 20 janvier, date d’entrée en fonction du prochain président américain.

Gazoduc interdit

A Portland (Oregon), le conseil municipal vient de prendre une décision inédite: interdire la construction de toute nouvelle infrastructure liée aux énergies fossiles. L’arrêté municipal mentionne explicitement les stockages de carburants de plus de 2 millions de galons (7.500 tonnes) de capacité. Le texte met fin aussi au projet de terminal gazier que Pembina veut bâtir dans le port de Portland pour exporter son propane.



[1] Réduction de 40% des émissions entre 1990 et 2030, marché de quota d’émission de GES, 50% de l’électricité d’origine renouvelable en 2030, soutien aux véhicules électriques, normes strictes d’émission de véhicules, restriction de consommation d’eau.

[2] Noaa: l’administration américaine pour l’océan et l’atmosphère

 



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