Trou de la couche d’ozone: ex aequo entre l’Arctique et l’Antarctique

Le 03 octobre 2011 par Geneviève De Lacour
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Cinq fois la surface de l’Allemagne! Le trou qui s’est ouvert au-dessus de l’Arctique a atteint une taille sans précédent et comparable, pour la première fois, à celui observé au-dessus de l’Antarctique. Ce sont les conclusions d’une étude parue dimanche 2 octobre dans la revue scientifique Nature.

Lorsque les conditions atmosphériques sont extrêmes, jusqu’à 70% de la couche d’ozone peut disparaitre avant de se reconstituer en quelques semaines.

Jusqu’à présent, le trou situé au-dessus de l’Arctique a toujours été beaucoup plus petit que celui du pôle Sud où règnent des températures beaucoup plus basses. Mais en mars dernier, le pôle Nord a subi des vents violents, refroidissant d’autant les hautes couches de son atmosphère et créant de fait des conditions idéales pour miter la couche d’ozone.

Résultat: selon les scientifiques, ce trou, jamais observé auparavant, s'est déplacé durant une quinzaine de jours au-dessus de l'Europe de l'Est, de la Russie et de la Mongolie, exposant parfois les populations à des niveaux élevés de rayonnements ultraviolets. L’ozone stratosphérique est, en effet, un puissant filtre contre les ultraviolets.

Ces derniers endommagent la végétation et provoquent des cataractes ou des cancers de la peau.

Des observations satellitaires menées entre l'hiver 2010 et le printemps 2011 ont montré que la couche d'ozone avait été soumise à rude épreuve à une altitude comprise entre 15 et 23 kilomètres. La perte la plus importante –plus de 80%– a été enregistrée entre 18 et 20 km d'altitude. «Pour la première fois, la diminution a été suffisante pour qu'on puisse raisonnablement parler de trou dans la couche d'ozone en Arctique», estime l'étude.

Ce bouclier naturel est régulièrement attaqué au niveau des pôles au moment de l'hiver et du printemps, en partie à cause des composés chlorés (chlorofluorocarbones, ou CFC) ou bromés utilisés par l'homme dans les systèmes de réfrigération et les aérosols. La production de CFC est désormais quasiment nulle, grâce au protocole de Montréal signé en 1987. Grâce à cet accord international, la couche d'ozone en dehors des régions polaires devrait revenir à son niveau d'avant 1980 aux alentours de 2030-2040, d'après l'Organisation météorologique mondiale.

En attendant, les auteurs de l’étude craignent que le phénomène ne se répète chaque année au niveau du pôle Nord.

 


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